Aapo Siivonen et Viljami Marjala

Crédit : Photo courtoisie, Remparts de Québec

LHJMQ

Les Finlandais enfin avec les Remparts

Publié | Mis à jour

De nouveaux coéquipiers, un nouvel équipement et une patinoire plus petite que ce à quoi ils ont toujours été habitués. Les joueurs finlandais des Remparts de Québec, Viljami Marjala et Aapo Siivonen, ont dû s’adapter à une myriade de changements à leur première séance d’entraînement sur la patinoire du Centre Vidéotron, mercredi.

Après un isolement de 14 jours à la résidence de leur famille de pension, les deux hockeyeurs ont enfin pu découvrir les installations de leur nouvelle équipe. Ils étaient débarqués au pays dans la soirée du 14 octobre grâce à l’obtention de visas de travail à la suite de démarches effectuées par les Remparts auprès d’un cabinet d’avocats de Toronto spécialisé en immigration.

Il nous a été impossible d’assister aux premiers coups de patin du duo européen puisque l’accès aux amphithéâtres de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) situés en zone rouge est interdit aux membres des médias en raison des mesures sanitaires imposées par la Santé publique.

«Ils étaient très nerveux et il va falloir être patients, ça faisait quand même 14 jours et un peu plus qu’ils n’avaient pas patiné. Ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour se préparer, ils ont dû essayer leur nouvel équipement, leurs nouveaux bâtons. Viljami a même dû quitter la pratique pour faire couper son bâton et c’était la première fois qu’il jouait avec une demi-visière», a exposé le grand patron des opérations hockey des Diables rouges, Patrick Roy, en visioconférence.

«C’était très plaisant même si c’était un peu difficile après 14 jours en isolement! C’est le plus gros aréna où j’ai joué. Tout est plus rapide ici et bien sûr, la patinoire est plus petite», a résumé le défenseur Siivonen qui a formé une paire avec Nicolas Savoie.

Rythme et synchronisme à trouver

Les Remparts attendent l’issue des discussions entre le circuit Courteau et la Direction de la santé publique pour savoir quand ils pourront recommencer à disputer des matchs. Une rencontre aura lieu jeudi, mais en attendant, un prolongement de cette pause forcée serait plus que bienvenu par Marjala et Siivonen, respectivement âgés de 17 et 18 ans.

«C’est incroyable d’être ici après une aussi longue attente. Pour moi, c’est bien de ne pas jouer après deux jours le temps de s’habituer à notre équipement et à apprendre les gars», a mentionné l’attaquant Marjala qui a bien apprécié s’exercer en compagnie de Pierrick Dubé et de Théo Rochette.

«Tout est nouveau pour eux, alors d’avoir une semaine de plus pour se préparer, ça ne va pas nuire advenant le cas où nous ne pouvons pas jouer», a renchéri l’entraîneur-chef et directeur général.

Jeux vidéo et entraînement

Il n’y a pas mille et une façons de passer le temps en quarantaine. À l’instar des jeunes de leur âge, les nouveaux venus se sont armés de patience en s’entraînant à la maison et en s’affrontant virtuellement aux populaires jeux vidéo de hockey et de soccer sur une console PlayStation.

«Notre famille est gentille. Le fait de vivre avec Viljami Marjala, c’est plus facile. Ça me fait un ami. À "NHL 20" [la série de jeux vidéo], c’est moi le meilleur, j’ai gagné tous les matchs!» a badiné Siivonen à travers l’écran.

Un calendrier toujours sur pause

Patrick Roy a bien hâte de savoir à quel moment ses Remparts pourront recommencer à revêtir leur uniforme officiel.

Limités à deux rencontres cette saison (1-0-1) en raison de la suspension des sports collectifs dans les régions en zone rouge qui est effective depuis le 8 octobre à Québec, les Remparts continuent de peaufiner leur jeu en respectant les mesures sanitaires.

«Les pratiques se font sans contact, alors on travaille plus au niveau des habiletés individuelles. On est chanceux d’être à l’aréna et on profite des moments pour développer nos joueurs. Le gouvernement ne veut pas nous empêcher de continuer leur développement, mais il veut qu’une sécurité existe pour protéger les citoyens», a noté Roy.

La LHJMQ rencontrera la Direction de la santé publique jeudi où elle présentera un protocole de retour amélioré dans le but de permettre à ses clubs en zone rouge de reprendre l’action. La LHJMQ a déjà annoncé la reprise du calendrier pour les équipes en zones jaune et orange à partir de vendredi.

«La Santé publique veut que nos jeunes soient en sécurité et le fait de jouer au Centre Vidéotron où personne n’a accès peut peut-être jouer en notre faveur, mais en même temps, je suis convaincu qu’ils [les responsables de la Santé publique] ont d’autres chats à fouetter que s’occuper des clubs de hockey junior», a relaté le Diable en chef.

Tests en zone rouge?

Questionnés sur la possibilité que les joueurs et les membres du personnel soient soumis à des tests de dépistage réguliers, Roy a évoqué les coûts exorbitants qu’entraînerait une telle opération, soit environ 200 $ en moyenne par test en clinique privée. La question a été étudiée dans les bureaux du circuit, selon nos informations.

«Ce sont des frais importants, et en incluant tout le monde, ce serait minimum 6000 $ par semaine. On n’est pas rendu là.»