FBL-EUR-C1-JUVENTUS-BARCELONA

Crédit : AFP

Soccer

Barcelone se refait une santé aux dépens de la Juventus

Publié | Mis à jour

Cristiano Ronaldo n'a pas dû aimer devant son écran: Barcelone, emmené par un grand Lionel Messi, est venu se refaire une santé (2-0) sur le terrain de la Juventus, privée de sa star portugaise en quarantaine, mercredi lors de la 2e journée de Ligue des champions. 

Ce succès, dont le score aurait pu être bien plus lourd, ne suffira sans doute pas à tout rectifier dans la maison catalane après la défaite face au Real Madrid et la démission du président Bartomeu. Mais il offre une première victoire de prestige au nouvel entraîneur Ronald Koeman, avec des buts de Dembélé, en début de match, puis Messi lui-même, sur un penalty en fin de rencontre.  

«C'est une grande victoire», a lancé, soulagé, le Néerlandais.

Une leçon de football catalan que va pouvoir méditer le novice Andrea Pirlo, dont la Juventus, trop brouillonne, est apparue plus que jamais en «construction». «On a des joueurs encore jeunes qui n'ont pas encore dans la tête ce type de matches. Mais cette rencontre va nous servir à grandir», a estimé le «Maestro». 

Si Ronaldo n'a pu honorer le rendez-vous, faute de l'indispensable test négatif au Covid-19, Lionel Messi était donc là, et bien là. Il a éclairé le jeu catalan dans une position axiale de N.10. Comme si tout, finalement, pouvait revenir avant à Barcelone, quelques semaines après le feuilleton du vrai-faux départ du sextuple Ballon d'Or.

Juve au supplice 

Dès l'entame, Barcelone a mis au supplice la défense turinoise où Bonucci, incertain en raison de douleurs musculaires, était présent mais pas au meilleur de sa forme. 

En seulement deux minutes, Messi avait vu une frappe contrée in extremis et Sczensky avait déjà dû s'employer pour repousser une tentative de Pjanic avant d'être sauvé par son poteau sur une frappe sèche de Griezmann! 

Le gardien turinois aura moins de chance sur l'offensive suivante: Dembélé, à la réception d'un lumineux changement d'aile de Messi, s'en allait provoquer la défense italienne et sa frappe, déviée par Chiesa, ne laissait aucune chance à Sczcesny (14e).

La suite fut à l'image de cette entame: tout est souvent allé trop vite pour la Juve. Avec des Barcelonais maitres du ballon et du tempo, au point que ce fut parfois gênant de voir les Turinois courir derrière le ballon. 

Barcelone aurait pu faire le break plus tôt mais Messi, après un somptueux échange avec Griezmann, ne profitait pas de la talonnade du Français (23e), puis manquait de nouveau le cadre en seconde période (60e). Puis Dembélé et Griezemann, en position idéale, s’emmêlaient les pinceaux au moment de conclure (35e). Griezmann a de nouveau eu une belle occasion, trop croisée (75e).

Trois hors-jeu pour Morata 

Et il fallait attendre l'entrée en jeu d'Ansu Fati pour voir les Espagnols obtenir le penalty du 2-0 (90e), alors que la Juve était réduite à dix depuis quelques minutes après l'exclusion de Demiral. 

La Juventus, avec un système pourtant ambitieux avec Chiesa et Kulusevski sur les ailes, n'est jamais parvenue à déborder la défense catalane, pourtant privée de Piqué. Et Dybala a eu beau revenir bas chercher les ballons pour tenter d'impulser du rythme, rien n'a fonctionné.

«C'est le moment de serrer les dents et de montrer que nous sommes un groupe uni. Les résultats ne sont pas à notre hauteur», a estimé Leonardo Bonucci. 

Seul un miracle aurait pu sauver la Juve et Morata a cru trois fois le lui offrir. Mais les trois buts de l'Espagnol ont été invalidés pour hors-jeu! Le troisième, juste après la pause, pour quelques centimètres, eut au moins le mérite de redonner un peu de confiance aux Turinois, mais les rares tentatives ne furent pas cadrées (Kulusevski, Rabiot).

Pour marquer mercredi soir, il manquait décidément quelqu'un. Un Ronaldo dont les encouragements à distance, vêtu du maillot blanc et noir sur Instagram, n'ont pas suffi, mais qui a déjà coché la date du match retour contre Messi, le 8 décembre.

  

Le PSG se relance, Rashford remet ça

Battu par Manchester United pour son entrée en lice (2-1), le Paris Saint-Germain a cru revivre le même cauchemar jusqu'au doublé de Moise Kean (64e, 79e) pour le réveiller.

L'efficace recrue italienne, attendue dans un rôle de doublure, offre une bouffée d'oxygène aux Parisiens (3 pts), avant un déplacement à Leipzig mercredi, décisif pour la qualification.

Mais l'entraîneur Thomas Tuchel reste sous pression, en raison de la blessure aux adducteurs de son maître à jouer Neymar, qui devrait lui donner de nouveaux maux tactiques.

De son côté, Manchester United (6 pts) a pris la pole en infligeant à Leipzig (5-0) sa première défaite de la saison, notamment grâce à Marcus Rashford. Déjà décisif au Parc des princes, le jeune Anglais a signé un triplé (74e, 78e, 90e) qui le place en tête du classement des buteurs.

Mason Greenwood (21e) et Anthony Martial (87e s.p.) ont alourdi l'addition pour des Saxons (3 pts), qui se retrouvent en ballotage avec le PSG.

Séville répond à Chelsea

Le Groupe E se dirige vers un tête-à-tête entre le Séville FC et Chelsea. Les deux équipes ont gagné facilement, respectivement contre Rennes (1-0) et Krasnodar (4-0).

Les Espagnols auraient pu marquer plus de buts, sans un grand Alfred Gomis dans les cages. Luuk de Jong (55e) a assuré l'essentiel.

Le vainqueur de la dernière Ligue Europa compte le même nombre de points que les «Blues» (4 pts).

Les Londoniens ont soigné leur différence de buts à Krasnodar (4-0), grâce à Callum Hudson-Odoi (37e), Timo Werner (76e s.p.), Hakim Ziyech (79e) et Christian Pulisic (90e).

Dortmund se reprend

Battu par la Lazio (3-1) pour son entrée en lice, Dortmund s'est repris à domicile contre le Zénit Saint-Pétersbourg (2-0), avec un succès à l'arraché qui en dit long sur la densité du groupe F.

Jadon Sancho, sur penalty (78e), puis Erling Haaland (90+1) ont permis au BVB (3 pts) de revenir dans la course à la qualification, surtout qu'en même temps, la Lazio (4 pts) et le FC Bruges (4 pts) se sont partagés les points en Belgique (1-1).