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F1

Pour Lewis Hamilton, tout a commencé au circuit Gilles-Villeneuve

Louis Butcher

Publié | Mis à jour

Comme plusieurs intervenants du monde de la F1, François Dumontier ne s’attendait pas à ce qu’un pilote parvienne à battre un jour la marque de 91 victoires détenue par Michael Schumacher depuis 2006.

Mais les records sont faits pour être battus comme l’a prouvé Lewis Hamilton diamnche au Grand Prix du Portugal quand il a soulevé le trophée du vainqueur pour la 92e fois de sa carrière.

«En 2007, s’est rappelé le promoteur du Grand Prix du Canada en entrevue au Journal de Montréal, tous les regards étaient dirigés vers lui. Il avait remporté le championnat en GP2 [alors l’antichambre de la F1] l’année précédente et on savait qu’il était le nouveau prodige de la course automobile.»

Pour la petite histoire, Hamilton avait été recruté par Ron Dennis, alors patron de l’écurie McLaren, dès l’âge de neuf ans.

En 2001, se souvient Dumontier, il avait participé à une étape du Championnat du monde de karting au complexe SRA Karting, à Saint-Roch-de-l’Achigan.

Podium à son premier départ

Dès sa première course en F1, Hamilton avait accédé à la troisième marche du podium au Grand Prix d’Australie à bord de sa McLaren.

«Montréal était la sixième étape du championnat en 2007, de relater Dumontier, et on se disait que le circuit Gilles-Villeneuve pourrait bien être le théâtre de sa première victoire. Et c’est effectivement ce qui est arrivé. La veille, il avait signé la première position de tête de sa carrière.»

Battre son idole

Ce Grand Prix du Canada en 2007 sera non seulement marqué par la première victoire du Britannique, mais aussi, rappelez-vous, par l’accident terrifiant du Polonais Robert Kubica qui, miraculeusement, s’en tirera avec quelques égratignures et contusions.

«Lewis a battu mon idole, de renchérir Dumontier. Je sais que Schumacher n’a pas toujours été apprécié par les Québécois en raison de son accrochage avec Jacques Villeneuve [au GP d’Europe en 1997], mais je l’ai toujours apprécié comme pilote.»

«Et dire que Hamilton a remplacé Schumacher en 2013 chez Mercedes quand l’Allemand a pris sa retraite définitive de la F1», de faire remarquer avec justesse Dumontier.