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L’atroce fin de carrière de Pascal Leclaire

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Ce ne sont pas tous les athlètes qui ont droit à une fête de départ lors de laquelle leurs accomplissements passés sont célébrés une dernière fois. La majorité d’entre eux se retirent dans l’anonymat le plus complet. Ce fut le cas du Québécois Pascal Leclaire.

Choix de premier tour, le huitième au total, des Blue Jackets de Columbus en 2001, Leclaire a disputé 173 rencontres dans le circuit Bettman. Il a cependant été blessé plus souvent qu’à son tour et ce sont finalement les blessures qui l’ont forcé à mettre un terme à sa carrière à 28 ans après un passage avec les Jackets et les Sénateurs d’Ottawa.   

Mais oubliez les fleurs, la vidéo commémorative sur l’écran géant, les applaudissements. La dernière partie de la carrière de Leclaire, ça ne s’est pas passé comme ça.

«Ç’a été une de mes pires journées, a révélé Leclaire lors de l’émission Dave Morissette en direct, mercredi, sur les ondes de TVA Sports. Il a dit qu’on irait à Binghamton une semaine se tester dans la Ligue américaine. Et j’étais limite, je n’avais pas vraiment d’affaire là, mais je m’acharnais. 

«Et je sais qu’Ottawa, la dernière année, essayait de m’échanger et voulait me montrer. Lors du deuxième entraînement, on a commencé à être intense et ma hanche ne suivait pas du tout.»

Puis, vint le soir fatidique.

«Le lendemain, le vendredi, j’apprends par message texte que j’étais mis au ballottage, a continué l’ex-gardien. Donc c’était une "maudite bonne journée". L’entraîneur à Binghamton m’a demandé ce que je voulais faire et j’ai décidé de garder les buts. J’ai joué sur une jambe. On a perdu en fusillade. Et après la partie, je pleurais [...] dans un gym miteux à Binghamton dans la Ligue américaine.»

Ainsi, Leclaire se retrouvait du jour au lendemain un retraité.

«J’étais complètement perdu, a-t-il confié. Le hockey, c’est ta carrière, tu es toujours dans les avions, toujours sur la "go". Tu deviens habitué à ça et j’aimais ça, j’aimais le rythme de vie.

«Du jour au lendemain, il n’y a plus rien et tu es dans ton salon. La première fin de semaine, c’est l’fun, je n’ai pas à aller à l’aréna, je peux prendre un verre de vin de plus. Mais après, tes amis, ils ont des "jobs" la semaine.

«Ce qui m’a sauvé, c’est que ma conjointe, Marie-Ève (Pelletier), a continué à jouer au tennis pendant un an. Je l’ai suivie, je suis allé avec elle en tournoi, donc ça m’a occupé. Elle aussi traversait une fin de carrière et on jasait beaucoup de ça.»

À voir dans la vidéo ci-dessus.

Jeudi, Dave Morissette en direct recevra Jean-Sébastien Giguère.

Ci-dessous, voyez les autres parties de la longue entrevue avec Leclaire.