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Séries 2020 de la LNH

Jean-Philippe Côté ne veut pas s'arrêter là

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À travers un déménagement et la naissance de son deuxième enfant, Jean-Philippe Côté a pris le temps de savourer la conquête de la coupe Stanley par le Lightning de Tampa Bay qui s’est déroulée à plus de 3800 km de chez lui.

Aux côtés de sa conjointe, de sa petite fille Léa-Rose d’à peine quelques jours et de son garçon de cinq ans dans sa nouvelle maison de Saint-Augustin, le directeur du développement du Lightning a célébré sobrement le deuxième titre de la concession qui l’avait embauché à l’été 2019.  

«C’était environ une semaine après l’accouchement. Puis, on est tombé dans [la zone] rouge, alors on était notre petit cocon familial ensemble et c’était bien correct comme ça. On s’est débouché une bouteille de champagne quand on a gagné. C’est de même qu’il fallait le vivre. J’ai eu des discussions avec mon père [Alain Côté, ancien joueur des Nordiques] et mes oncles qui m’ont vu évoluer dans le hockey. Pour eux, c’était spécial aussi.»

«C’était très touchant quand j’ai vu les gars gagner. C’est un gros trophée et c’était un gros moment, je le réalise quand même un peu, mais mon but est de participer le plus possible à une autre conquête», a souligné Côté lors d’une entrevue téléphonique avec Le Journal de Québec, lui qui multiplie les réunions avec les nouveaux espoirs de l’organisation à la suite du repêchage tenu récemment.

Proche des dirigeants 

L’ancien défenseur a échangé quelques textos avec l’entraîneur Jon Cooper à la suite de la victoire en six matchs contre les Stars de Dallas. Tout au long du parcours éliminatoire du club floridien, Côté a été impliqué activement dans les décisions de l’état-major mené par le Québécois Julien BriseBois.

«Tout le monde a un petit pourcentage à jouer là-dedans. J’ai voyagé avec notre recruteur Michel Boucher pour aller voir un match à Chicoutimi. Il était vraiment touché, car il a son empreinte directement dans l’équipe», a noté Côté, qui a été auparavant recruteur pendant un an avec les Sharks de San Jose.

D’ailleurs, malgré la pandémie qui a amené Côté à modifier légèrement sa façon de travailler en étant constamment à distance, sauf dans le cas des joueurs du Lightning résidant au Québec, il a poursuivi son apprentissage comme homme de hockey. Et cette coupe Stanley n’a fait qu’accentuer sa motivation et sa détermination à œuvrer auprès de l’élite.

«Je suis de plus en plus confiant dans différents domaines où je pouvais être plus néophyte il y a un an. J’ai absorbé les enseignements de nos entraîneurs en habiletés et j’ajoute tout ça à mon arc. Ce que je veux faire dans 10-12 ans, c’est ce que je fais, mais en étant encore meilleur. Aider les jeunes à se développer, c’est super motivant et d’avoir un titre, ça amène un peu de sécurité aussi», a raconté le natif de Charlesbourg.

Encore favoris 

Même si la date du début de la prochaine saison n’est pas déterminée, une certitude se dégage déjà: le Lightning aura les éléments pour répéter son sacre alors que la formation sera sensiblement le même.

BriseBois devra toutefois faire des choix déchirants afin de respecter la masse salariale pour la saison 2020-2021. Les jeunes Anthony Cirelli, Mikhaïl Sergachev et Erik Cernak sont joueurs autonomes avec compensation.

«La fenêtre est encore d’un minimum de deux ans. Personne ne veut nous faire de cadeau non plus et on va voir comment on va s’en sortir avec la masse salariale, mais on a gagné sans le meilleur de l’histoire de la franchise [Steven Stamkos], alors s’il est présent, c’est un plus. Ce ne sera pas la même équipe à 100 %, mais on sera encore parmi les favoris assurément.»