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Canadiens de Montréal

CH: une faiblesse devenue une force

CH: une faiblesse devenue une force

Michel Bergeron

Publié 17 octobre
Mis à jour 17 octobre

Le directeur général du Canadien Marc Bergevin peut prendre des vacances et avoir l’esprit en paix. Le Tricolore a maintenant les éléments pour rivaliser avec toutes les formations de l’Est, y compris le Lightning de Tampa Bay.

Il y a longtemps qu’on n’a pas vu les dirigeants, les joueurs, les médias et les partisans aussi optimistes face au CH. Avec raison.

Ce qu’on peut comprendre, c’est que Bergevin a entendu le message de Carey Price, qui a répété vouloir gagner à court terme. Il a aussi vu que le club qu’il avait en 2019-2020 pouvait aspirer à mieux que ce qu’il a montré en saison régulière. L’équipe était transformée lors des séries éliminatoires et, n’eût été un manque flagrant d’attaque, elle aurait possiblement été en mesure de vaincre les Flyers de Philadelphie. 

Bergevin s’est donc mis au travail afin de régler cette lacune et il a réussi sa mission. L’arrivée de Josh Anderson se veut ingénieuse à plusieurs niveaux. Tout d’abord, l’attaquant de puissance apportera une dimension différente à l’équipe qui cherchait clairement à ajouter un peu de muscle. 

Également, de ce qu’on entend, le nouveau numéro 17 de l’équipe apportera une bonne attitude dans le vestiaire, ce qu’on reprochait à Max Domi. 

Puis, Tyler Toffoli est un joueur reconnu pour ses talents de marqueur. Il pourra être utilisé sur l’avantage numérique et offrir au CH des buts importants.

En quelques semaines, ce qui semblait une faiblesse, l’attaque, semble devenue une force.

La nouvelle priorité 

Évidemment, c’est sans parler de la prolongation de contrat à Brendan Gallagher. 

Le Canadien n’avait pas le choix de s’entendre avec lui à long terme. Son impact est trop important et on l’a vu lors des dernières séries éliminatoires. 

Gallagher avait accepté une prolongation de contrat bon marché en 2015 et le CH lui devait cette reconnaissance.

En plus de Gallagher, le CH s’est récemment assuré des services de Jeff Petry à long terme et, même s’il n’a pas voulu le confirmer lors d’un point de presse tenu jeudi, sa priorité se veut maintenant le dossier Phillip Danault.

Je demeure convaincu que le Québécois va trouver un moyen de s’entendre avec le Canadien. Il s’agirait de la meilleure option, autant pour lui que pour l’équipe.

Danault demeure une pièce importante dans le puzzle du CH. Son expérience et ses qualités autant en attaque qu’en défense lui permettent d’occuper plusieurs chaises différentes. C’est un gars que l’entraîneur peut envoyer sur la patinoire afin de maintenir le momentum après un but marqué, tout comme lorsque son équipe vient d’en encaisser un. Ça prend des joueurs intelligents qui sont en mesure de comprendre les situations et de s’adapter. 

Le message a changé 

En quelques semaines, le message du Canadien a changé, passant du «soyons patients et faisons confiance aux jeunes» à «nous avons les éléments pour être compétitifs rapidement». 

Le Canadien a bien repêché au cours des dernières années et les jeunes sont prêts. Le mélange jeunesse-vétérans permet de croire aux chances de l’équipe. Soudainement, l’équipe peut espérer gagner. 

Le Lightning de Tampa Bay est devenu la nouvelle référence en raison de sa conquête de la coupe Stanley et le CH peut s’y comparer. Ils ont un aussi bon, sinon un meilleur gardien de but. 

Du côté de la brigade défensive, le Lightning possède le meilleur défenseur du groupe en Victor Hedman. Toutefois, en unité de six, le CH se compare avantageusement aux Bolts. À l’attaque finalement, outre Brayden Point et Nikita Kucherov, le Canadien a la profondeur nécessaire.

Suis-je en train de dire que le Canadien est aussi bon sur papier que le Lightning? Non.

Mais il n’est pas loin de l’être.