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Les jeunes receveurs ont la cote

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Le dernier repêchage promettait une cuvée historique de receveurs et jusqu’ici, les promesses semblent en voie de se réaliser. Celui qui semble sortir du lot, le Canadien Chase Claypool, a dû patienter pendant que 10 de ses pairs étaient réclamés avant lui. Ce sont les Steelers qui ont eu la main heureuse à cette position où la récolte leur sourit encore une fois.

Pas moins de 13 ailiers espacés ont été réclamés parmi les 64 choix des deux rondes initiales du repêchage en avril dernier, du jamais-vu.

Six d’entre eux ont entendu leur nom prononcé au premier tour, soit Henry Ruggs (Raiders), Jerry Jeudy (Broncos), CeeDee Lamb (Cowboys), Jalen Reagor (Eagles), Justin Jefferson (Vikings) et Brandon Aiyuk (49ers). Jusqu’ici, tous sauf Reagor, qui doit composer avec une blessure, connaissent à différents niveaux un certain succès.

Après cette cohorte de première ronde, Claypool a continué de ronger son frein, lui qui a été choisi après Tee Higgins (Bengals), Michael Pittman (Colts), Laviska Shenault (Jaguars) et KJ Hamler (Broncos).

L’attente aura visiblement valu la peine. Même si la saison est trop jeune pour crier au vol, Claypool n’a pas tardé à s’imposer avec son gabarit costaud et sa vitesse sous-estimée.

Le jeune homme originaire d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, produit du Fighting Irish de Notre Dame dans la NCAA, revendique déjà quatre touchés sur 13 réceptions et 261 verges en plus d’un touché au sol. Sa moyenne de 20,1 verges par réception démontre qu’il est déjà une arme que les défensives ne peuvent ignorer.

Une longue tendance

Il faut dire que l’organisation des Steelers commence à s’y faire. Le directeur général Kevin Colbert est chargé du repêchage pour l’équipe depuis 2000. À 22 reprises, il a pigé à la position de receveur.

Il a évidemment fendu l’air à quelques occasions, mais s’il se présentait au bâton au baseball, sa moyenne serait astronomique.

La moisson a commencé en 2002 avec Antwan Randle El. Sans devenir une légende, il a rendu de fiers services par sa polyvalence. En 2006, il a misé juste avec Santonio Holmes, dont l’attrapé spectaculaire au Super Bowl 43 a permis de disposer des Cardinals.

Les bons coups se sont succédé ensuite avec Mike Wallace, Antonio Brown, Emmanuel Sanders, Martavis Bryant et plus récemment, JuJu Smith-Schuster, James Washington, Diontae Johnson et Claypool.

Ce qui est encore plus étonnant est que de tous les joueurs cités, seul Holmes a été un choix de première ronde, comme quoi les Steelers ont le don de dénicher quelques perles éloignées.

Le facteur Big Ben

Évidemment, la présence d’un quart-arrière comme Ben Roethlisberger, depuis 2004, a grandement facilité le développement de ces receveurs. Certains d’entre eux, exilés ailleurs après leurs succès initiaux à Pittsburgh, ont vite sombré dans l’oubli.

Quand «Big Ben» est sur la touche, comme l’an dernier, les canons se taisent aussi parfois, comme ce fut le cas pour Smith-Schuster la saison dernière.

La présence de Roethlisberger ne nuit assurément pas, mais les Steelers ont le don depuis des années de développer de bons talents «maison». Chase Claypool semble être le nouveau descendant de cette lignée.

5 points à surveiller

1. Garrett et les Steelers

Il y a un an, la rivalité entre Browns et Steelers avait pris une tournure violente lorsque l’ailier défensif Myles Garrett avait frappé le quart-arrière Mason Rudolph avec son casque. Garrett avait été suspendu pour le reste de la saison et il sera de retour pour la première fois chez ses ennemis de Pittsburgh. Parions que les Steelers seront ultra motivés à faire la vie dure à Garrett, détenteur de six sacs du quart.

2. Rodgers domine

En quatre matchs, le quart-arrière des Packers Aaron Rodgers n’a toujours pas lancé d’interception et il compte déjà 13 passes de touchés. Dans l’histoire, seuls quatre pivots ont lancé plus de passes de touchés avant de commettre une interception, soit Milt Plum (16 en 1960), Alex Smith (18 en 2017), Nick Foles (19 en 2013) et Peyton Manning (20 en 2013). Les adversaires de Rodgers, les Buccaneers, ont déjà réussi six interceptions.

3. Le monstre Donald

Le plaqueur des Rams, Aaron Donald, domine la NFL dans la colonne des sacs du quart avec 7,5. S’il ajoute au moins un demi-sac face aux 49ers, il deviendra le quatrième joueur seulement dans l’histoire à avoir réalisé au moins huit sacs dans chacune de ses sept premières saisons dans le circuit. Il se retrouverait en excellente compagnie avec ses prédécesseurs DeMarcus Ware, Reggie White et Derrick Thomas.

4. Toujours des remontées

Depuis le début de la saison, la NFL est le théâtre de nombreuses remontées. En fait, la saison 2020 s’avère la première à ce jour où au moins une équipe par semaine a dû combler un déficit d’au moins 16 points pour finalement l’emporter. La semaine 5 a vu à elle seule quatre équipes qui ont effacé des déficits d’au moins 13 points, soit les Saints (17 points), les Cowboys (14 points), ainsi que les Bears et Seahawks (13 points).

5. Kyler Murray à Dallas

Le quart-arrière des Cardinals Kyler Murray effectuera un retour à la maison lorsque son équipe se frottera aux Cowboys à Dallas. Murray a grandi au Texas, où il n’a jamais perdu (42-0) au secondaire à Allen High School. Il a même remporté trois championnats d’État, tous présentés au AT&T Stadium, domicile des Cowboys. Sur la scène universitaire, il a aussi remporté ses deux matchs dans le même stade, une fois avec Texas A&M et l’autre fois avec Oklahoma. Reste à voir si chez les pros, les lieux lui porteront encore chance.