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Marco Rossi aura sa chance

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Choisi au neuvième rang du plus récent repêchage de la Ligue nationale de hockey, l’attaquant Marco Rossi peut se nourrir d’espoir et espérer se tailler une place au sein de la formation régulière du Wild du Minnesota la saison prochaine.

Déjà, l’Autrichien semblait tout en confiance le jour de sa sélection. Malgré ses 19 ans, il se disait prêt à 100 %, ajoutant que son arrivée avec sa nouvelle formation est le scénario parfait. Aussi, le directeur général du Wild, Bill Guerin, aime bien cet enthousiasme débordant chez celui ayant amassé 120 points en 56 rencontres avec les 67’s d’Ottawa, dans la Ligue junior de l’Ontario, pendant la dernière campagne.

«Il a ce côté fanfaron. Il croit en lui-même et il va parier sur ses chances. S’il se présente au camp et qu’il fait suffisamment bien, il peut se retrouver dans l’équipe. Sinon, nous déterminerons ce qui est le mieux pour lui. J’apprécie qu’il ait cette confiance», a commenté le DG au site NHL.com.

Le principal intéressé peut aussi remercier son père Michael pour tout cet entrain et le dur labeur qui lui a rapporté gros. Celui-ci n’hésitait pas à effectuer de longs voyages quotidiens afin qu’il puisse jouer au hockey à un meilleur niveau. Ces sacrifices ont éventuellement permis au jeune Rossi d’évoluer avec les Lions GCK, en Suisse.

«Je commençais à travailler à 6 h du matin et j’essayais de faire mes huit heures avant 15 h. Je revenais à la maison, j’allais chercher mon fils à 16 h. Il faisait ses devoirs avec sa mère la plupart du temps et à 16 h 30, on se dirigeait à Zurich. On arrivait vers 18 h et il effectuait des séances hors-glace à 18 h 30, avant le début de l’entraînement à 19 h 30. Ça finissait à 21 h. Il sortait de là autour de 22 h et nous étions à la maison vers 23 h 30 ou minuit s’il y avait de la congestion», a expliqué le paternel.

Certes, ces balades en auto n’étaient guère reposantes, mais elles furent payantes, car voilà Marco Rossi aux portes du circuit Bettman. Il est d’ailleurs reconnaissant à l’égard de son père qui a consacré de nombreuses heures à la carrière de sa progéniture.

«À 13 ans, j’ai réalisé que tout cela n’était pas seulement pour le plaisir, a-t-il dit au sujet de ces voyages. Depuis, j’ai pris cela très au sérieux et je me suis dit que si je faisais cela, je voudrais devenir un joueur de hockey dans la meilleure ligue au monde.»

Heureusement pour Michael Rossi, les périples sur les routes de Suisse ont cessé quand son fils est débarqué à Ottawa pour le début de la saison 2018-2019. Cependant, il ne regrette rien.

«Ce fut la meilleure décision, a-t-il admis à NHL.com. Je pense qu’il s’agissait de la dernière pièce du casse-tête Marco Rossi. Il a pu prendre sa vie en main et grandir en tant qu’individu. Je crois que ce fut très, très bon pour lui. Ottawa a accompli un travail formidable. Chaque fois que j’y allais, il avait progressé. C’était incroyable, je suis si fier de lui.»