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Canadiens de Montréal

À VOIR: Bergevin a complètement métamorphosé le CH en 8 ans

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Jouons franc jeu dès le départ : Marc Bergevin a hérité, en 2012, d’un club, sur papier du moins, en piteux état. 

Huit ans plus tard, il serait faux et surtout exagéré de dire que le DG des Canadiens a réussi tout ce qu’il a tenté, mais rendons à César ce qui lui revient : Bergevin compte, à la tête du CH, beaucoup plus de bons coups que de mauvais. 

En fait, le tweet de Grant McCagg, un ancien recruteur du Tricolore, nous démontre à quel point le directeur général de la Sainte-Flanelle a métamorphosé le club du tout au tout en huit saisons. 

En 2012, David Desharnais était le premier centre de l’équipe. Malgré toute sa bonne volonté et un indéniable talent de passeur, la très grande majorité des experts s’entend pour dire que le Québécois avait davantage sa place sur un deuxième trio. 

Sur la deuxième unité, on pouvait retrouver... Travis Moen?! Eh oui, vous avez bien lu... Un joueur travaillant, certes, mais qui n’a jamais marqué plus de 11 buts en une saison dans la LNH. 

Sur le troisième trio, on ne peut pas dire que Mathieu Darche et Louis Leblanc étaient des joueurs qui mettaient les défenseurs adverses sur les talons. Scott Gomez non plus, d’ailleurs... À Montréal, du moins. 

Défensivement, rien à dire sur la paire initiale, mais les deuxièmes et troisièmes duos étaient, comment dire... Inoffensifs! Encore une fois, on ne remet pas en question l’éthique de travail d’honnêtes patineurs comme Georges ou Gill, mais disons que ces deux patineurs, à l’instar de Diaz et Campoli, n’étaient à aucun niveau une menace pour l’adversaire. 

Et ne parlons pas de la profondeur/banque d’espoirs du club à ce moment-là... 

En date d’aujourd’hui, sans dire que les Canadiens sont de sérieux prétendants à la coupe Stanley, on peut dire, sans crainte de se tromper, que le club constituera néanmoins une menace constante l’an prochain. On peut également ajouter que les prochaines années s’annoncent très encourageantes. 

Quatre imposants trios pouvant générer de l’offensive sur une base régulière, trois paires défensives robustes et dotées d’un intéressant potentiel en attaque et une relève des plus prometteuses. 

Crédit photo : Photo AFP

Ah oui... N’oublions pas qu’un dénommé Carey Price se retrouve devant le filet! À vrai dire, le #31 est le seul, sur la formation partante en 2012, à avoir «survécu» au règne de Marc Bergevin. 

Et plutôt que d’être secondé par Peter Budaj et Peter Delmas, il l’est maintenant par Jake Allen. 

Non, Marc Bergevin ne compte toujours pas de championnat en tant que DG des Canadiens de Montréal. Mais la métamorphose qu’il a effectué, au sein de cette équipe, est tout simplement ahurissante et digne de mention.