Canadiens de Montréal

Marc Bergevin justifie le pont d'or à Josh Anderson

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Sept ans, c’est une éternité dans le sport professionnel. En sept ans, les joueurs vieillissent, se blessent, ralentissent. D’autres perdent le feu sacré. Marc Bergevin a fait fi de toutes ces possibles embûches au moment de proposer un contrat de sept saisons à Josh Anderson.

«Josh est un joueur unique. Dans la LNH, il y en a peut-être cinq qui ont le même style que lui. Et, à 26 ans, on considère qu’il est encore relativement jeune pour obtenir un contrat de sept ans», a indiqué le directeur général par voie de visioconférence. 

Effectivement, 26 ans, c’est jeune... pour l’instant. Mais lorsque l’Ontarien atteindra les 30 ans, il restera encore trois saisons à son entente. Or, la trentaine est souvent cruelle pour les attaquants de ce gabarit. C’est souvent à ce moment que le ralentissement survient.

Milan Lucic et David Clarkson sont deux des exemples les plus récents. Le premier a vu sa production offensive chuter drastiquement au cours de l’hiver 2017-2018, saison au terme de laquelle il a soufflé ses 30 bougies. De son côté, de la saison 2012-2013 (au cours de laquelle il a eu 30 ans) à sa retraite, Clarkson n’a plus été le même.

«La différence, c’est le coup de patin de Josh, a d’abord relevé le directeur général du Canadien. Quand tu embauches un joueur à long terme, il y a toujours un risque. Mais c’est un risque qu’on est prêt à courir. C’était un besoin de l’organisation.»

À l’inverse, Bergevin ne voulait pas courir le risque de le perdre l’an prochain sur le marché des joueurs autonomes ou de se lancer dans une surenchère.

«Je suis certain que beaucoup d’équipes auraient été intéressées à ses services», a-t-il soutenu.