Canadiens de Montréal

«Certains Québécois avaient d'autres priorités» - Maxim Lapierre

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Être Québécois et jouer pour les Canadiens de Montréal, Maxim Lapierre sait pertinemment ce que ça représente.

L’organisation accorde-t-elle assez d’importance au talent local? Lors de l’émission JiC, jeudi, l’ancien joueur de soutien du CH s’est prononcé sur le sujet, débat houleux s’il en est un.    

«Oublie pas que ça vient des deux côtés, a nuancé Lapierre. Il y a des joueurs [québécois] qui avaient l’occasion de venir à Montréal et ils ne l’ont pas fait, parce que ce n’était peut-être pas si important pour eux, parce qu’ils avaient d’autres priorités.»

Autre élément sur lequel Lapierre a insisté : les membres de l’état-major doivent prendre des décisions avec un regard vers l’avenir. 

«Ils ont des cases à cocher, a-t-il rappelé. De quoi a-t-on besoin dans l’équipe? Où la voit-on dans 5-6 ans? On voit toujours la situation actuelle, mais il faut penser un peu plus loin. Je ne dis pas que les Québécois n’aideront pas, [mais les Canadiens], eux, ils ont des recruteurs partout dans le monde et ils se fient à leur liste. Ils suivent l’ordre, c’est aussi simple que ça.» 

Selon l’ancien numéro 40, il est toutefois impératif de privilégier les joueurs d’ici dans certaines situations précises.

«À talent égal, il faut prendre le Québécois. Aussi, quand on veut prendre un "longshot", pourquoi ne pas prendre un Québécois qui connaît la culture? Il ne faut pas l’oublier : ce n’est pas tout le monde qui connaît l’histoire des Canadiens de Montréal et ce que ça vaut pour nos fans, nos Québécois», a souligné Lapierre, qui évolue maintenant dans la Ligue allemande. 

Jouer dans le marché montréalais peut être particulièrement exigeant pour un Québécois. Or, Lapierre chérira à jamais ses années sous les feux de la rampe dans l’uniforme bleu, blanc et rouge. 

«J’ai adoré ça, a-t-il confié. C’est pour ça que je jouais au hockey : pour la pression, pour entendre la critique, positive ou négative. C’est ça qui amenait un momentum dans ma "game". Je jouais au Centre Bell, j’entendais les gens crier. Quand ils se levaient pour moi, c’était tout un feeling. [...] Un Québécois à Montréal va chercher une petite dose d’énergie supplémentaire.»

«J’aurais signé un contrat de 20 ans le jour du repêchage!», a-t-il renchéri.

Voyez l'entretien complet de Jean-Charles Lajoie avec Maxim Lapierre dans la vidéo ci-dessus.