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LHJMQ

En zone rouge, les Remparts attendent la suite

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La déception était palpable chez les joueurs et les membres du personnel des Remparts de Québec au lendemain de l’annonce de la suspension des sports collectifs et des ligues organisées en zone rouge à partir de jeudi. Malgré cette incertitude, Patrick Roy croit que la LHJMQ a bien agi en redémarrant ses activités à la fin août alors que les experts en santé anticipaient une deuxième vague de COVID-19.

«On ne peut pas embarquer dans le jeu de la spéculation. Il y a juste deux équipes affectées par la zone rouge [...] Est-ce qu’il y aura d’autres régions qui vont tomber dans une zone rouge? Je ne suis pas spécialisé là-dedans, mais je pense qu’on a pris le bon choix de commencer la saison et je pense qu’il faut continuer à essayer d’avancer tant et aussi longtemps qu’on peut le faire», a commenté le grand patron des opérations hockey du club québécois, mardi, se disant prêt à toutes éventualités. 

À moins d’une autorisation spéciale de la Direction de la santé publique d’ici minuit, jeudi, les Remparts ne pourront ni s’entrainer, ni disputer de matchs tant et aussi longtemps que le territoire de la Capitale-Nationale sera en alerte maximale. Pour l’instant, ces restrictions sont prévues jusqu’au 28 octobre.

Il en sera même pour l’Armada de Blainville-Boisbriand, située dans la MRC Thérèse-De Blainville, qui est aussi en rouge. La troupe de Bruce Richardson est toutefois déjà en arrêt forcé depuis lundi après qu’un joueur eut été déclaré positif au virus, ce qui a aussi obligé le Phoenix de Sherbrooke de s’isoler le temps que la santé publique complète son enquête.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a évoqué mardi que d’autres territoires pourraient basculer en rouge prochainement. Roy ne croit pas que le premier cas dans la LHJMQ mettra du plomb dans l’aile des autorités du circuit Courteau dans leurs négociations avec la santé publique qui se sont poursuivies mardi.

«C’est drôle, car il y a des gens qui peuvent voir ça très négativement, mais je suis obligé de te dire qu’on s’attendait qu’il y ait un joueur [contaminé] et une éclosion au niveau du junior un moment donné. Les joueurs restent dans des pensions, les joueurs sont à l’aréna, mais c’est assez extraordinaire depuis un mois et demi qu’il n’y ait eu qu’un cas. C’est beaucoup plus positif que négatif pour moi», a assuré l’entraîneur-chef et directeur général.

Solutions proposées

Même si les joueurs doivent se plier à un protocole sanitaire très strict depuis l’ouverture des camps à la fin août, ce qui inclut de limiter au maximum leurs sorties et de suivre leurs cours à distance, le fait qu’ils logent en familles de pension serait l’élément le plus problématique aux yeux de la santé publique en lien avec le resserrement des mesures en zone rouge.

La Ligue a indiqué lundi qu’elle voulait rendre les «bulles» des équipes touchées plus «étanches». Chez les Remparts, cela pourrait se transformer par un séjour à l’hôtel pour joueurs et entraîneurs le temps que la situation se résorbe. Et comme l’échéancier anticipé par le gouvernement pourrait changer, un énorme casse-tête se profile à l’horizon.

«Ce qui est important, c’est de trouver des solutions dans lesquelles la Santé publique va être confortable avec notre façon de faire. Si la Santé publique est confortable à ce que les joueurs aillent à l’hôtel, comme organisation, on va s’y prêter [...] L’organisation est prête à faire le nécessaire pour permettre aux joueurs de jouer toute en sécurité», a dit Roy, qui a discuté du dossier avec le président Jacques Tanguay.