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Crédit : Photo d'archives

LHJMQ

Un premier cas de COVID-19 dans la LHJMQ

Publié | Mis à jour

On ne pourrait pas nécessairement qualifier la journée de lundi de long fleuve tranquille pour la LHJMQ.

Quelques heures après que le gouvernement provincial eut annoncé l’arrêt des sports d’équipe en zones rouges, forçant les Remparts de Québec et l’Armada de Blainville-Boisbriand à mettre leurs activités sur pause jusqu’au 28 octobre, un premier cas de COVID-19 a été déclaré chez... l’Armada.

Le joueur qui a été déclaré positif n’a pas été identifié. La LHJMQ a placé tous les joueurs et les membres du personnel de l’équipe en isolement et ils devront tous être soumis à un test. Adversaires de l’Armada lors du week-end d’ouverture, les joueurs du Phœnix de Sherbrooke ont eux aussi été placés en isolement, mais ils n’auront pas à se soumettre à des tests pour l’instant. L’enquête de la Santé publique de l’Estrie déterminera la suite des choses dans leur cas.

C’est donc dire qu’en théorie, trois équipes de la LHJMQ seront placées en arrêt forcé à partir de jeudi, soit l’Armada, le Phoenix et les Remparts. On dit en théorie, puisque le circuit Courteau tentera une ultime manœuvre auprès de la Santé publique afin de sauver, à tout le moins, les activités des Remparts de Québec.

L’annonce faite par la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, qui interdira les sports d’équipe à partir de jeudi dans les zones rouges, fait en sorte que ni l’Armada ni les Remparts ne seront forcés d’annuler toutes leurs activités pour le mois.

Pas de matchs, pas d’entraînements.

Toutefois, la LHJMQ entamera des discussions avec les autorités de la Santé publique afin de leur proposer un plan qui permettrait de rendre la «bulle» dans laquelle sont placées les équipes encore plus étanche en zones rouges.

Bulle plus étanche

Selon nos informations, les Remparts seraient prêts à ce que tous leurs membres soient confinés dans un hôtel de Québec jusqu’au 28 octobre, afin de réduire en totalité leurs contacts avec le monde extérieur. Ils ne se déplaceraient que de leur hôtel jusqu’à l’aréna, local ou visiteur. Le tout, à leurs frais.

«Nous espérons que ces nouvelles directives seront reçues favorablement par l’organisme étatique. La LHJMQ est convaincue que ces nouvelles mesures viendront encore une fois augmenter la protection de nos joueurs, du personnel et des officiels de notre circuit et permettre à l’ensemble de nos équipes de continuer la saison en cours», a mentionné la LHJMQ dans un communiqué publié peu de temps après l’annonce du gouvernement, mais avant qu’on apprenne qu’un joueur de l’Armada était déclaré positif à la COVID-19.

Les Remparts de Québec ne suspendront donc pas leurs activités pour l’instant. L’équipe de Patrick Roy s’entraînera mardi et mercredi au Centre Vidéotron en attendant la réponse de la Santé publique. Ils devaient en principe recevoir la visite des Saguenéens de Chicoutimi vendredi, puis des Cataractes de Shawinigan, dimanche.

Il n’y a pas que dans la LHJMQ que les annonces de lundi ont été accueillies comme une douche froide. Le directeur général de Hockey Québec, Paul Ménard, attendait des éclaircissements du Ministère au moment de notre entretien, mais il se montrait peu optimiste au fait que des assouplissements soient mis en place. La fédération en est présentement à la cinquième phase de son plan de relance.

«On est déçu, car dans notre plan déposé, on avait prévu de pouvoir revenir en arrière, par exemple à la phase 3, qui prévoit des entraînements des habiletés individuelles, mais l’annonce d’aujourd’hui [lundi] nous enlève cette possibilité-là. On avait la possibilité que les jeunes puissent aller sur la glace en restant à distance», a indiqué M. Ménard, signalant que les arénas en zones rouges restaient ouverts pour appuyer son point.

- Avec la collaboration de Roby St-Gelais