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LNH

Une journée inoubliable pour deux grands du hockey québécois

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La journée de lundi sera pour le moins particulière pour les admirateurs de deux des plus grands joueurs de l’histoire du hockey québécois. 

Nés le 5 octobre 1965, Mario Lemieux et Patrick Roy souffleront ainsi 55 bougies, mais malgré les années qui passent, ils demeurent bien présents dans la mémoire collective et aussi, dans le livre des records de la Ligue nationale (LNH). 

Ayant respectivement disputé leur dernier match au sein du circuit en 2003 et 2005, Roy et Lemieux ont marqué leur sport en établissant des sommets qui auront été, dans quelques cas, surpassés par des plus jeunes. Toutefois, d’autres chiffres demeurent encore à ce jour infranchissables, preuve de l’excellence des numéros 33 et 66.

Voici quelques faits d’armes parfois oubliés mais toujours dignes de mention réalisés par ces deux monuments du hockey d’ici.

Mario Lemieux 

- Trophée Conn-Smythe 

Tous reconnaissent les grandes performances de Lemieux en séries éliminatoires et ses deux trophées Conn-Smythe, obtenus en 1991 et 1992, sont là pour le prouver. Toutefois, il est facile d’oublier que le célèbre joueur de centre les a gagnés consécutivement et que seulement deux autres hommes ont réussi le coup : son dauphin chez les Penguins, Sidney Crosby (2016 et 2017), et le gardien Bernard Parent, avec les Flyers de Philadelphie en 1974 et 1975.

Il faut rappeler en revanche que dans le hockey d’aujourd’hui, participer à deux finales de la coupe Stanley d’affilée représente un exploit en soi.

- Un match de cinq buts en séries 

Cinq patineurs ont conclu un match des séries avec un quintuplé : Newsy Lalonde, Maurice Richard, Darryl Sittler, Reggie Leach et Lemieux. Ce dernier a ajouté son nom à ce groupe sélect le 25 avril 1989, lors d’un invraisemblable duel de la finale de la section Patrick face aux Flyers. 

Durant cette rencontre s’étant terminée par une victoire de 10 à 7 des «Pens» devant leurs partisans, «Le Magnifique» a récolté la bagatelle de huit points, amorçant les hostilités avec un tour du chapeau naturel en l’espace de 4 min 40 s au premier vingt. Après 20 minutes de jeu, il comptait déjà quatre buts à son actif.

Lors de cette année éliminatoire, sa première en carrière dans la LNH, il a totalisé 19 points en 11 affrontements.

- Une marque à saveur montréalaise 

Le Montréalais a évidemment croisé le fer plusieurs fois avec le Canadien et parmi les matchs les plus mémorables, il y a celui du 26 janvier 1997. En ce dimanche après-midi, de nombreux amateurs de sport se préparaient à regarder le Super Bowl, mais Lemieux a tout fait pour retenir leur attention. Dans un gain de 5 à 2 des Penguins au domicile du CH, il a marqué quatre buts... tous en troisième période.

Le numéro 66 est l’un des 13 joueurs de la LNH ayant compté quatre fois durant une période d’une partie. De ce nombre, deux ont en plus réalisé un quadruplé de la sorte en éliminatoires : Tim Kerr et Lemieux.

Patrick Roy 

- Beaucoup de caoutchouc!  

Certains amateurs de hockey québécois se plaisent à comparer Roy à Martin Brodeur, les deux plus grands hommes masqués produits par la Belle Province depuis le milieu des années 1980. Par contre, le premier des deux n’avait pas la chance d’être protégé par la défense étanche des Devils du New Jersey pendant sa longue carrière de 1029 matchs du calendrier régulier.

D’ailleurs, le numéro 33 est le meneur de la ligue avec 6559 arrêts en séries d’après-saison. Brodeur est son plus proche poursuivant avec 4830 rondelles bloquées, tandis qu’un autre Québécois, Marc-André Fleury, est quatrième avec 3896. Fait à noter, «Casseau» a disputé 247 duels éliminatoires, soit 42 de plus que Brodeur. Il est également celui ayant affronté le plus de tirs, 7143.

Pour les intéressés, Roy présente un taux d’efficacité (,918) en séries similaire à son ancien vis-à-vis des Devils qui revendique un taux de ,919.

- Un gagnant 

Malgré la qualité de ses prédécesseurs et de ses successeurs, Roy est le seul détenteur du record du plus grand nombre de saisons d’au moins 20 victoires, soit 17. En fait, la seule fois où il n’a pas terminé une campagne dans la vingtaine, ce fut en 1994-1995... une année marquée par un lock-out et limitée à 48 parties. Le Canadien ayant éprouvé des ennuis, Roy avait été limité à 17 gains en 43 sorties.

Même s’il a porté l’uniforme de l’Avalanche du Colorado et a donc pu miser sur un club redoutable devant lui, le Québécois n’a franchi le plateau des 40 triomphes qu’à une occasion, en 2000-2001. En revanche, sa constance n’a jamais fait de doute : pour ce qui est du total de saisons avec 30 victoires ou plus, il en compte 14, tout comme Brodeur.

- Habitué au succès très jeune 

Gagnant de la coupe Calder avec la filiale du Canadien en 1985, puis de la coupe Stanley avec le grand club un an plus tard, Roy n’avait que 22 ans lorsqu’il a obtenu son 50e gain en saison régulière dans la LNH. Et à 23 ans, il a franchi le cap de la centaine, ce que personne n’a réussi à faire à un âge aussi précoce.

Néanmoins, pour les 200e, 300e, 400e, 500e et 600e victoires à vie, Brodeur a atteint ces plateaux à un âge moins élevé. Roy a terminé son parcours avec un total de 551 triomphes, 140 de moins que l’ex-gardien des Devils, mais il reste en tête pour le nombre de gains en séries (151).