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NFL

Revue complète du début de saison dans la NFL

Publié | Mis à jour

Plusieurs s’émerveillent, avec raison, des statistiques surréalistes de Russell Wilson en ce début de saison magistral. Sa véritable grandeur tient d’abord au fait que sans lui, les Seahawks ne voleraient pas forcément très haut.

Le quart-arrière est devenu le premier de l’histoire à lancer 14 passes de touchés à ses trois premiers matchs. Son pourcentage de passes complétées, à 76,7%, défie toute logique. S’il y allait de courtes passes dans le flanc, ce taux de réussite irait de soi, mais Wilson affiche une moyenne de 11,3 verges par passe tentée, ce qui relève de la science-fiction!

De ses 14 passes de touchés, six ont franchi au moins 20 verges dans les airs, comme quoi Wilson, plus que jamais auparavant dans sa carrière, est dangereux sur le long jeu. Déjà sept de ses cibles ont inscrit des touchés, ce qui démontre, une fois de plus, à quel point il peut aller vers différentes lectures et faire bien paraître tout le monde autour de lui.

Le vétéran de 31 ans s’est hissé parmi les meilleurs à sa position dès sa saison recrue, en 2012. C’est toutefois connu, il n’a jamais reçu un vote quand vient le temps de décerner le titre de joueur le plus utile. Il a toujours excellé et s’est maintes fois glissé dans les discussions, mais chaque année, un Peyton Manning, Tom Brady, Cam Newton, Patrick Mahomes ou Lamar Jackson a connu une saison tellement exceptionnelle que Wilson s’est rangé tout juste derrière.

Cette saison, il joue comme un homme possédé, qui souhaite changer le narratif une fois pour toutes.

Seul conducteur

Avec un receveur établi comme Tyler Lockett et l’émergence du jeune DK Metcalf, Wilson n’est pas à plaindre au niveau des outils à sa disposition. Ces deux ailiers espacés seraient-ils aussi productifs, cependant, avec un quart-arrière qui hésite à décocher? Rares sont les pivots qui donnent autant d’occasions à leurs receveurs en zones profondes.

Traditionnellement, les Seahawks ont d’abord établi leur jeu au sol avant de donner du lousse à Wilson, qui a souvent réalisé des miracles en fin de match pour sauver les siens. Les Seahawks étaient justifiés de le faire avec une bête comme Marshawn Lynch, mais depuis, les Thomas Rawls et Chris Carson de ce monde bénéficient grandement du virtuose qu’est Wilson pour mieux paraître.

C’est particulièrement vrai cette saison. Les entraîneurs ont clairement remis les clés de l’offensive à Wilson. Sa propension à attaquer verticalement garde les défensives sur leurs talons. Carson, Carlos Hyde et Travis Homer jouissent ainsi de fronts défensifs moins chargés pour s’élancer du champ arrière.

Un sauveur

Là où toute la grandeur de Wilson est la plus apparente, c’est lorsque l’on examine à quel point il doit sortir sa défensive de l’embarras.

Les Seahawks sont jusqu’ici invaincus cette saison même si, pour la première fois de l’histoire de la franchise, la défensive vient de concéder au moins 450 verges dans trois matchs de suite. Cette même défensive s’est fait poivrer de 1292 verges par la passe, de loin le plus haut total dans l’histoire de la NFL, toutes équipes confondues.

Déjà, les Seahawks ont remporté deux de leurs trois matchs par un écart d’une possession. La saison dernière, ce fut le cas dans 10 de leurs 11 victoires.

C’est signe que même s’ils paraissent bien, la ligne entre la victoire et la défaite demeure extrêmement mince, tout comme la ligne entre une bonne et une moins bonne équipe.

La grandeur de Russell Wilson, c’est surtout sa vivacité à éteindre les incendies aux commandes d’une équipe qui joue régulièrement avec le feu.

Prédications de la SEMAINE 4

JEUDI

MON CHOIX

• Denver à NY Jets BRONCOS

DIMANCHE

MES CHOIX

• Baltimore à Washington (13h) RAVENS

• LA Chargers à Tampa Bay (13h) BUCCANEERS

• Seattle à Miami (13h) SEAHAWKS

• Minnesota à Houston (13h) TEXANS

• La Nouvelle-Orléans à Detroit (13h) SAINTS

• Cleveland à Dallas (13h) COWBOYS

• Jacksonville à Cincinnati (13h) BENGALS

• Indianapolis à Chicago (13h) COLTS

• Arizona en Caroline (13h) CARDINALS

• NY Giants à LA Rams (16h05) RAMS

• Buffalo à Las Vegas (16h25) BILLS

• Nouvelle-Angleterre à Kansas City (16h25) CHIEFS

• Philadelphie à San Francisco (20h20) EAGLES

LUNDI

MON CHOIX

• Atlanta à Green Bay (20h15) PACKERS

*Match entre Steelers et Titans reporté (COVID-19)

RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

9 en 16 (56,3%)

TOTAL CETTE SAISON

34 en 48 (70,8%)

LES CHOIX DU JOURNAL

Ravens de Baltimore (2-1) vs Équipe de Washington (1-2)

De l'espace pour Jackson

Washington sera privé de son as ailier défensif recrue Chase Young et le plaqueur sous-estimé Matt Ioannidis est fini pour la saison. Ce n’est pas comme si, à la base, l’équipe avait une chance de rivaliser avec les Ravens, mais là, ça sent le massacre. Lamar Jackson et son armada de porteurs de ballon risquent de gambader à cœur joie dans les vastes prés devant eux. Le quart de Washington, Dwayne Haskins, est encore jeune, mais il n’élève pas l’équipe et il sera submergé par le blitz.

• Ravens par 17

Chargers de Los Angeles (1-2) vs Buccaneers de Tampa Bay (2-1)

Gare à la pression!

Tom Brady a connu un premier vrai bon match, dimanche dernier, avec les Buccaneers. Les Chargers montrent toutefois depuis un moment qu’ils peuvent appliquer la pression à quatre joueurs, ce qui leur permet de laisser plus d’hommes en couverture. Cette couverture sera toutefois privée du demi de coin Chris Harris Jr. Brady, historiquement, montre une fiche de 8-0 avec 15 touchés et cinq interceptions face aux Chargers en saison. En fin de compte, c’est la défensive en ascension qui sauvera les Bucs.

• Buccaneers par 3

Seahawks de Seattle (3-0) vs Dolphins de Miami (1-2)

Encore Russell Wilson

Personne ne freine le quart-arrière Russell Wilson à ce jour. Les Dolphins tenteront d’être les premiers à réussir le coup, mais leurs rivaux cette saison ont complété plus de 70% de leurs passes contre eux. Et si les Seahawks doivent s’en remettre à la course comme par les années passées, les Dolphins concèdent 4,9 verges par portée. Bref, il ne semble pas y avoir d’issue. Le porteur des Seahawks Chris Carson ratera le rendez-vous, mais l’équipe n’est pas en peine avec Carlos Hyde en relève.

• Seahawks par 9

Vikings du Minnesota (0-3) vs Texans de Houston (0-3)

Sentiment d'urgence

Voilà deux équipes qui connaissent un départ difficile et qui doivent absolument aller chercher une première victoire. C’est connu, les Texans protègent mal leur joyau Deshaun Watson, mais la bonne nouvelle pour eux est que les Vikings ne terrorisent plus les quarts comme à leurs beaux jours. Leurs trois maigres sacs constituent le deuxième pire total de la ligue. Ils concèdent aussi le troisième plus haut total de verges aériennes par match (292,3).

• Texans par 5

Saints de La Nouvelle-Orléans (1-2) vs Lions de Detroit (1-2)

Encore plus de Kamara

Pour les Saints, le début de saison n’est pas convaincant. Pour s’en sortir, il faut donner davantage d’opportunités à Alvin Kamara. C’est une chose de l’impliquer dans le jeu aérien, mais il a porté le ballon seulement 30 fois cette saison, dont seulement six fois dimanche face aux Packers alors qu’il fonctionne très bien. Sachant que les Lions donnent 5,7 verges par portée et 172 verges au sol par match, pourquoi se gêner? Les Saints sont capables de mieux.

• Saints par 3

Browns de Cleveland (2-1) vs Cowboys de Dallas (1-2)

La fin d'un élan

Les Browns montrent un dossier gagnant pour la première fois depuis la fin de la saison 2014. Ils ont été aidés par des duels face à Cincinnati et à Washington. Les Cowboys sont boiteux, mais leur attaque aérienne fait flèche de tout bois avec quatre receveurs qui peuvent s’imposer. Au sol, Ezekiel Elliott n’est pas réveillé, mais ça ne saurait tarder. Les Browns peuvent frapper fort au sol avec Nick Chubb, mais les Cowboys ne donnent que 3,8 verges par course.

• Cowboys par 6

Jaguars de Jacksonville (1-2) vs Bengals de Cincinnati (0-2-1)

Une première pour Burrow

C’est le moment ou jamais pour la première victoire de Joe Burrow. Le jeune quart des Bengals joue de mieux en mieux, même s’il est protégé comme un dernier de classe, avec 14 sacs à ses dépens. Sauf que les Jaguars, ce n’est plus «Sacksonville». Avec trois sacs en trois matchs, les félins s’apparentent plus à des minets dégriffés. La défensive des Bengals est loin du but, mais contre la passe, elle loge au troisième rang. La vie pourrait encore être dure pour Gardner Minshew.

• Bengals par 3

Colts d’Indianapolis (2-1) vs Bears de Chicago (3-0)

Mirage ou réalité?

Les Bears montrent toujours une fiche parfaite, grâce à deux remontées spectaculaires de dernière minute. À quel point leur fiche représente-t-elle leur réel rendement? Leur défensive, habituellement redoutable, est en milieu de peloton à la fois contre la course et la passe. Même chose pour leur attaque aérienne, qui s’en remet à Nick Foles. Il est capable de magie, mais aussi de bourdes. Les Bears ont marqué seulement huit points de plus qu’ils en ont donné. Tout ça semble fragile.

• Colts par 6

Cardinals de l’Arizona (2-1) vs Panthers de la Caroline (1-2)

Murray va rebondir

Le jeune quart des Cardinals Kyler Murray a connu un rare match difficile avec trois interceptions dimanche dernier. Cette semaine, la tertiaire des Panthers ne constitue pas une menace sérieuse à cet effet. C’est sans parler du fait que l’attaque terrestre à deux têtes entre Murray et Kenyan Drake devrait abuser d’une défensive qui éprouve des ennuis contre la course. Sans Christian McCaffrey, les Panthers deviennent vite unidimensionnels.

• Cardinals par 8

Giants de New York (0-3) vs Rams de Los Angeles (2-1)

Pauvre Giants!

Quand les Giants ont remporté leur deuxième Super Bowl en quatre ans, en 2011, il était impensable qu’ils se retrouvent ensuite dans un si piteux état. Ils atteignent vraiment le fond du baril avec une défensive généreuse qui se bat sans l’aide de son attaque. En effet, le quart-arrière Daniel Jones multiplie les revirements et le jeu au sol est inexistant. Les Giants sont la première équipe depuis les Titans de 2002 dont aucun porteur de ballon n’a gagné 75 verges après trois matchs. Ça fait dur!

• Rams par 18

Bills de Buffalo (3-0) vs Raiders de Las Vegas (2-1)

Effort d'équipe

Les Raiders ne sont plus les bons vieux Raiders. Pour les vaincre, les Bills devront jouer du gros football dans toutes les facettes du jeu et pas seulement se fier aux récents succès de Josh Allen. La grande lacune des Raiders demeure le manque d’efficacité face à la course (163,7 verges accordées par match). C’est le moment pour les Bills de marteler plus souvent Devin Singletary, lui qui n’a couru que 32 fois cette saison. La défensive, qui est passée du deuxième au 18e rang, doit aussi faire mieux.

• Bills par 1

Patriots de la Nouvelle-Angleterre (2-1) vs Chiefs de Kansas City (3-0)

Un choc différent

Les Patriots contre les Chiefs, c’est devenu un grand classique. Les forces en présence sont cette fois différentes. La philosophie des Patriots a changé, eux qui gagnent en moyenne 178 verges au sol par match, un sommet dans la NFL. C’est la formule à adopter pour que les Chiefs aient le ballon le moins souvent possible. Mais comment freiner Patrick Mahomes et sa bande de missiles sur pattes? Les Pats sont négligés par sept points pour la troisième fois seulement depuis 2016. Les Chiefs vont couvrir.

• Chiefs par 8

Eagles de Philadelphie (0-2-1) vs 49ers de San Francisco (2-1)

Incapable d'en finir

Le gros problème chez les Eagles, c’est qu’ils semblent incapables de finir leurs matchs. En première demie, ils ont dominé leurs adversaires par 46-38 au chapitre des points. En deuxième demie, ils se font exploser 49-13. Ils ont inscrit des points sur seulement trois de leurs 19 séquences offensives lors des deux derniers quarts. Les 49ers sont encore privés de Jimmy Garoppolo, Raheem Mostert et d’autres partants, mais l’ailier rapproché George Kittle revient. Du renfort bienvenu!

• 49ers par 5

Falcons d’Atlanta (0-3) vs Packers de Green Bay (3-0)

Pas de miracle

Les Falcons donnent 350 verges par la passe à chaque match et Aaron Rodgers les attend de pied ferme. Les Falcons donnent 113 verges au sol par match et Aaron Jones les attend aussi de pied ferme. À vrai dire, les Packers ne peuvent que saliver à l’idée d’un tel duel. Même si l’attaque des Falcons peut toujours produire, cette équipe est stigmatisée par ses récents revers inexplicables. Ce n’est pas contre l’une des équipes les plus en feu du circuit que leur marasme va se transformer en victoire.

• Packers par 10