Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

Les activités compromises en zone rouge

Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

Les activités de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) seraient touchées par la suspension de la pratique des sports d’équipe dans les régions en alerte maximale (rouge), a appris Le Journal.

Le gouvernement Legault annoncera lundi que les matchs des sports collectifs au niveau civil et scolaire seront annulés pour un mois.

Même si la LHJMQ a obtenu une permission spéciale de la Direction générale de santé publique pour commencer sa saison vendredi (2 octobre) après avoir ouvert ses camps d’entraînement à la fin août, la situation épidémiologique actuelle et l’instauration du code de couleurs ont changé la donne.

Selon nos sources, ce privilège ne tiendra plus pour les équipes situées en zone rouge. Actuellement, la mesure toucherait les Remparts de Québec et l’Armada de Blainville-Boisbriand, qui sont en zone chaude. D’autres régions représentées dans la LHJMQ comme le Centre-du-Québec, l’Estrie, l’Outaouais et la Mauricie sont en alerte (orange), ce qui signifie qu’elles pourraient basculer en rouge si la situation ne s’améliore pas.

Les Remparts amorceront tout de même leur campagne samedi après-midi en accueillant la visite des Tigres de Victoriaville au Centre Vidéotron, profitant de la «zone de flottement» du week-end, rapportent nos sources. L’Armada jouera à domicile dimanche.

Le hockey junior majeur est le seul circuit d’importance au Québec à opérer normalement sur la patinoire en vertu de la mise en place d’un protocole sanitaire approuvé par la Santé publique.

Courteau garde le cap

En conférence de presse de lancement de campagne depuis Sherbrooke agrémentée d’une portion virtuelle, le commissaire Gilles Courteau a été pressé de questions par les journalistes sur la possibilité que des matchs soient reportés au cours des prochains jours.

Répétant à plusieurs reprises qu’aucun joueur et membre du personnel n’avait été déclaré positif parmi la centaine de tests effectués en cinq semaines (les joueurs se font tester uniquement lorsqu’il y a des doutes sur leur état de santé) et vantant l’efficacité du protocole, Courteau espère que sa ligue ne vivra pas un confinement comme au printemps.

«Depuis notre reprise, on fait ça très bien. Je ne dis pas qu’on veut être une exception parce qu’on est la LHJMQ, mais nos mesures sanitaires et médicales nous permettent de penser qu’on peut continuer nos opérations. Pour l’instant, c’est le statu quo et on attend les directives de la santé publique, a mentionné Gilles Courteau, qui a révélé qu’une centaine de tests au total avaient été effectués chez les équipes depuis le début de la reprise.

«J'ai confiance que la population du Québec va redevenir disciplinée comme lors de la première vague. Je serais déçu d’en arriver à reporter des matchs parce qu’une majorité de gens auront pas respecté les directives de la santé publique et du premier ministre.»

Pas un risque

Or, le nombre de cas actuels est au même niveau qu’au plus fort de la crise au printemps. À ce moment, le circuit avait décidé d’annuler le reste de son calendrier régulier avant de passer au tordeur l’ensemble de ses séries éliminatoires. L’épidémie était sous contrôle lorsque la santé publique a donné son aval à une saison à la mi-aout. C’était aussi avant l’instauration des paliers d’alerte.

«On a communiqué avec la santé publique pour connaître les détails, mais je n’envisage pas l’arrêt d’une saison au moment où on se parle. Je ne vois pas pourquoi on aurait à annuler des matchs», a martelé le commissaire, refusant de parler d’un projet risqué même si les spécialistes s’attendaient à une deuxième vague d’éclosions.

Courteau a assuré que toutes les équipes disputeront les 60 rencontres prévues à leur calendrier, même en cas d’interruption de longue durée.

«On a des dates pour reprendre des matchs, comme c’est le cas lors de tempêtes de neige, par exemple. On a de l’espace pour les reprendre et disputer une saison complète.»

Les saisons du hockey junior majeur en Ontario et dans l’Ouest débuteront pour leur part en décembre.