Les équipes heureuses de quitter la bulle

Jonathan Bernier
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Un total de 33 174 tests, aucun cas de COVID. Il faut le reconnaître, la Ligue nationale de hockey (LNH) a gagné son pari en tenant son tournoi éliminatoire dans deux bulles canadiennes dans lesquelles joueurs et membres du personnel étaient coupés de tout contact extérieur. N’empêche qu’après une soixantaine de jours, tout le monde est heureux de retourner à la maison.
«Le meilleur moment dans cette bulle, ce sera celui où nous partirons», a indiqué Jon Cooper à quelques heures de la tenue du sixième match de la finale entre le Lightning de Tampa Bay et les Stars de Dallas.
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«Il y aura eu quand même du bon dans cette bulle. Ç’a été une expérience intéressante. J’ai pris un paquet de notes. Quand on repensera à ces deux mois dans quelques années, ça fera de bonnes histoires à raconter», a toutefois reconnu l’entraîneur floridien.
Surtout que le sacrifice en a valu la peine pour sa troupe. «On retourne à la maison plus lourds de 35 livres», a lancé l’entraîneur du Lightning après le triomphe, faisant allusion au poids de la coupe Stanley.
Logés, soignés, nourris, divertis. À part leur famille, les résidents de la bulle n’ont manqué de rien au cours de ces deux mois d’isolement. Sauf que parfois, il n’y a rien de mieux qu’un bon pâté chinois ou un macaroni à la viande pour réchauffer le cœur.
«Je ne m’ennuierai pas de cette bulle un seul instant. D’ailleurs, j’ai déjà avisé ma femme de ne pas s’attendre à ce qu’on aille manger au restaurant pendant un bon bout de temps», a lancé Rick Bowness, sourire en coin.
Perry inspiré par sa femme
Parlant de conjointe, en raison de la fermeture des frontières et de la quarantaine obligatoire à leur arrivée à Edmonton, elles sont peu nombreuses à s’être déplacées dans la capitale albertaine. Blakeny Perry, que les caméras de télévision nous ont montrée dans les hauteurs du Rogers Place lors des trois derniers matchs, était l’une d’entre elles.
«Je suis heureux qu’elle soit ici. Ça faisait 100 jours que je ne l’avais pas vue. À la maison, elle est le pilier. Elle a tellement fait pour notre famille», avait déclaré Corey Perry au terme du cinquième match.
Sa présence auprès de l’attaquant des Stars a semblé le ravigoter. Le patineur de 35 ans a inscrit trois buts en deux matchs à la suite de l’arrivée de son épouse. Jusque-là, il n’avait marqué que 2 buts en 24 matchs, aucun depuis le 13 août.
Il faut dire que cette production coïncidait également avec la présence de Tyler Seguin à ses côtés.
Lequel des deux a eu le plus d’incidence ?
Un bébé dans la bulle
Mais la plus belle histoire de réunion familiale revient sans contredit à Justin Dowling. Le joueur réserviste des Stars était accompagné, au cours des dernières semaines, par sa femme Meg et leur fille Perri, âgée de seulement six mois.
«Je change des couches et je passe mon temps couché sur le plancher à jouer avec elle, a raconté l’Albertain, utilisé dans seulement deux rencontres lors de ce tournoi. Pour ce qui est des heures de sommeil, elle dort comme une bûche, alors ça ne me dérange pas. Je me réveille même avant elle.»
Perri est née en mars, dans les premières semaines de la crise sanitaire. La suspension du calendrier de la LNH aura permis à Dowling de passer beaucoup plus de temps que prévu avec elle, ce qui ne l’a pas empêché de trouver la situation étrange.
«C’est bizarre d’avoir un nouveau-né pendant la pandémie. Sur toutes ses premières photos avec les membres de notre famille, tout le monde porte un masque», a-t-il mentionné.
«Quand elle sera plus vieille, ce sera une histoire unique de lui raconter qu’elle a passé quelques-uns des premiers moments de sa vie dans la bulle de la LNH, pendant la finale de la Coupe Stanley», a-t-il ajouté.