Impact de Montréal

L'Impact face à une réalité parallèle

Publié | Mis à jour

Les membres de l’Impact vont certainement vivre un moment un peu irréel dimanche soir puisqu’ils vont recevoir le Union de Philadelphie... au Red Bull Arena.

Pandémie et règles strictes à la frontière canadienne obligent, les équipes canadiennes sont forcées à l’exil pour poursuivre la saison 2020.

Voyez cette rencontre sur nos ondes dès 19h; avant-match à 18h30.  

La formation de l'Impact pour le match de ce soir:

Pour les trois prochaines rencontres, Thierry Henry et ses hommes seront sur la côte Est des États-Unis, où ils visiteront aussi le Revolution de la Nouvelle-Angleterre en plus de recevoir les Red Bulls de New York... dans leur propre domicile, le Red Bull Arena. Ça ne s’invente pas.

En plus de ne pas vraiment être à domicile, le Bleu-Blanc-Noir va devoir affronter une des meilleures équipes de la MLS, l’Union (6-2-3), qui n’a subi que deux revers cette saison.

Qui plus est, la formation de Philadelphie présente la troisième défensive du circuit Garber avec seulement dix buts accordés. Ça ne sera vraiment pas un match facile pour les Montréalais.

Émotif     

Pour Thierry Henry, ce sera un retour dans un stade qu’il connaît puisqu’il a porté les couleurs des Red Bulls de New York.

«Pour moi, personnellement, retourner là-bas, ça va me faire quelque chose parce que j’y ai joué pendant quatre ans et demi.»

Mais ça s’arrête là puisque pour le reste, ça ne risque pas de changer grand-chose, selon lui.

«Pour mon équipe, personne n’a joué pour les Red Bulls, et je suis coach maintenant. Alors ça n’a rien à voir.»

Henry admet toutefois que tout le monde aurait préféré, et de loin, disputer cette rencontre au Stade Saputo.

«C’est sûr que ça aurait été mieux de rester à la maison, mais il faut respecter les règlements qui sont en place actuellement. On n’a pas la possibilité de rester à la maison, contrairement aux équipes américaines, qui peuvent rester dans leur traintrain.»

«Ça sera très difficile de se sentir à la maison parce qu’il n’y aura pas de partisans. Quand on a joué devant seulement 250 partisans au Stade Saputo, c’était quand même la maison, on se sentait chez nous», a pour sa part avancé Luis Binks.

Le jeune arrière anglais reconnaît que la situation ne plaît à personne, surtout à certains coéquipiers qui ont des familles.

«Ce n’est pas idéal, personne n’a envie de ça, mais on veut jouer des matchs. Ce n’est pas très difficile pour un gars comme moi qui est seul à Montréal, mais pour ceux qui viennent d’avoir des enfants comme Sam [Samuel Piette], Saph [Saphir Taïder] et Rudy [Camacho], ça sera plus compliqué.»

Absents     

L’équipe devra se débrouiller sans Emanuel Maciel et Rudy Camacho. Le premier purgera le second match de sa suspension découlant d’un carton rouge contre les Whitecaps, dimanche dernier.

Le second est lui aussi suspendu pour avoir reçu un carton rouge lors du match de mercredi.

Et leur absence va forcer Thierry Henry à revoir sa copie. Et c’est surtout vrai dans le cas de Camacho, arrière central qui a été remplacé par Rod Fanni mercredi soir.

Mais voilà, le vétéran de 38 ans, et joueur le plus âgé de la MLS a peu joué cette saison. Ça serait un peu risqué de le lancer dans la mêlée contre l’Union.

«On ne sait pas encore qui va jouer. On a travaillé ce matin pour voir un peu comment on va jouer», a indiqué Henry lors de son point de presse vidéo samedi.

Une chose est toutefois sûre, Luis Binks sera à son poste encore une fois même si les matchs se succèdent rapidement.

«Je n’ai pas de raison d’être fatigué, je suis jeune et je me sens bien. Si je peux jouer tous les matchs, je serai ravi.»

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Le match de mercredi contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, qui devait avoir lieu à 19 h 30, a été devancé à 17 h. TVA Sports présentera la rencontre.