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Pietrangelo a le coeur brisé

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Tourner la page sur les Blues de St. Louis ne sera pas une mince tâche pour Alex Pietrangelo. Ce long chapitre de 12 ans se terminera visiblement de façon impromptue, alors que l’athlète de 30 ans et son équipe n’ont pas été en mesure de s’entendre sur les termes d’un nouveau contrat.

En entrevue avec le site sportif The Athletic, Pietrangelo a d’abord confirmé que les négociations de contrat avec les Blues avaient été rompues et qu’il serait disponible sur le marché des joueurs autonomes.

«Nous avons eu une discussion [vendredi], et je crois que la meilleure façon de la résumer serait de dire qu’il n’y a pas eu de progrès», a mentionné le vétéran défenseur, vendredi.

«Nous sommes un peu déçus d’être dans cette situation. Nous n’avons pas réussi à peaufiner les détails voulus dans une entente, a admis celui qui portait le «C» de capitaine chez les Blues. Il y a des points sur lesquels nous avons essayé de conclure, mais où nous ne pouvions nous entendre.»

Une crise inattendue

Toujours selon The Athletic, les Blues auraient tenté d’approcher le camp Pietrangelo peu après la victoire de la coupe Stanley de juin 2019. 

Le directeur général Doug Armstrong, sans confirmation quant à la composition du cap salarial pour 2020-2021, a préféré attendre.

En septembre de cette année-là, Armstrong a mis la main sur le défenseur Justin Faulk avant de lui offrir une prolongation de contrat de sept ans et 45,5 millions $. 

C’était bien avant la crise de la COVID-19 qui a forcé le plafond à demeurer à 81,5 millions $ et les Blues à compter seulement sur une marge de manœuvre de 5,2 millions $.

Selon plusieurs, l’arrivée de Faulk était en quelque sorte une police d’assurance en prévision d’un possible départ de Pietrangelo. L’arrière, lui, n’en veut à personne.

«Celui [le contrat] de "Faulker", si ça m’avait vraiment affecté, je n’aurais pu jouer cette année et je ne serais pas devenu l’ami de "Faulker". Ça ne me dérange pas. [Armstrong] a fait ce qu’il devait faire pour améliorer l’équipe... Il a fait son travail.»

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Structure plutôt qu’argent

Les deux parties auraient apparemment discuté d’ententes de cinq à huit ans lors des dernières semaines. 

Au-delà des promesses monétaires en-dessous du marché (environ 8 millions $ par an) – ce qui convenait malgré tout à Pietrangelo – c’est la structure de l’entente proposée qui n’a pas plu.

«Vous pouvez parler d’argent autant que vous voulez, mais il y a plus que le montant dans un contrat [...]. Je ne confirmerai ou démentirai aucun chiffre. Nous n’avons clairement pas été en mesure de trouver le montant qui était approprié des deux côtés», a précisé Pietrangelo.

«Je crois que la partie la plus décevante est que nous sommes dans cette position après une victoire de la coupe Stanley, a-t-il confié. Je crois que [son épouse] Jayne et moi n’avons été que du positif pour cette ville et évidemment, cette organisation et cette ville valent beaucoup pour nous.»

Penser à la famille

Ce sera un divorce difficile puisque la femme de l’Ontarien est originaire de St. Louis et que le couple vient tout juste d’avoir un quatrième enfant.

«Nous avons fait nos devoirs de notre côté et avons passé au travers des scénarios, des équipes qui pourraient nous accommoder et des équipes qui sont compétitives et des équipes où il serait bon d’élever une famille. 

«Ce n’est pas amusant à faire quand ton cœur est ailleurs, mais malheureusement, c’est là où nous en sommes», s’est-il désolé.

Pietrangelo a toutefois assuré que jamais il n’écarterait les Blues de son cœur et qu’il ne baissait pas encore les bras pour arriver à demeurer à St. Louis.