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Mikaël Tam rentre au bercail

Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

Toujours sans contrat pour la prochaine saison et devant l’incertitude liée à la COVID-19, l’ancien défenseur et capitaine des Remparts de Québec Mikaël Tam a décidé de joindre l’utile à l’agréable et de venir prêter main-forte à Patrick Roy et au personnel d’entraîneurs de l’équipe.

Son contrat avec le club chinois Red Star de Kunlun, dans la KHL, est venu à échéance et l’obtention d’un visa est devenue difficile en raison de la pandémie.

«Je suis encore en contact avec eux [Kunlun] et je regarde aussi d’autres options en Europe. C’est une année compliquée puisqu’avec la COVID, plusieurs ligues en Europe n’ont pas encore débuté et ne savent pas quand elles le feront. Ça devient difficile pour nous de se trouver des contrats», a-t-il mentionné jeudi, après son premier entraînement avec sa «nouvelle» équipe.

C’est Tam lui-même qui a contacté Roy pour connaître son intérêt à ce qu’il joigne les rangs des Diables rouges le temps qu’il trouve un endroit où jouer pour la saison 2020-2021. À 29 ans, il commence à penser à son après-carrière et un poste d’entraîneur l’intéresse.

Après carrière

«Ça fait quelques années que je parle que j’aimerais faire ça après ma carrière de joueur. Je suis un passionné de hockey et les systèmes, la façon dont la game se joue, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Évidemment, je viens de la famille des Remparts alors ma première idée a toujours été qu’un jour, j’aimerais occuper un poste à temps plein avec l’équipe. Avec l’été qui s’étire, je voyais une belle opportunité pour moi de voir comment ça fonctionne dans le bureau des entraîneurs.»

Tam n’accompagnera pas Roy, Martin Laperrière et Benoit Desrosiers derrière le banc de l’équipe, mais travaillera davantage en coulisses.

«Il aura plus un rôle d’observateur. C’est une belle expérience pour Mik. À chaque jour, il sera dans les réunions et, avec son vécu, il pourra nous aider à apporter des ajustements en lien avec des situations qu’il a vécues dans sa carrière de joueur», a expliqué Patrick Roy.

Observateur

Une chose est sûre, ce dernier n’a pas été surpris d’apprendre que son ancien capitaine aspirait à devenir entraîneur lorsqu’il mettrait un terme à sa carrière.

«Mik, c’est un passionné de hockey et je ne suis aucunement surpris. Il est très proche de mon fils Fred et on faisait souvent des blagues là-dessus. On disait que Mikaël Tam allait un jour être entraîneur dans le junior. Il a pris l’initiative de venir nous aider pour prendre de l’expérience et comprendre comment ça marche. Ce sera intéressant pour lui de voir quel genre de conversations on a à huis clos.»

Repêché en deuxième ronde par les Remparts en 2007, Tam a joué cinq saisons avec l’équipe. Il a porté le «C» de capitaine lors de ses deux dernières, entre 2010 et 2012.

Le rêve olympique est toujours là

Mikaël Tam ne sait pas combien d’années il jouera encore, mais une chose est sûre : il rêve toujours aux Jeux olympiques de Pékin en 2022.

Lorsqu’il avait été engagé par le Red Star de Kunlun, l’organisation était à la recherche de joueurs de hockey de descendance chinoise qui pourraient, éventuellement, faire partie de l’équipe nationale lors des Jeux de 2022.

«Selon les règlements de la Fédération de hockey sur glace, je deviens admissible pour jouer pour la Chine après avoir joué deux ans dans le pays. Il faut ensuite de j’aie mon passeport», raconte-t-il.

Obtention d’un passeport

Cette étape est franchie puisque Tam a évolué dans l’organisation du Red Star au cours des trois dernières saisons. Toutefois, l’obtention d’un passeport chinois n’est pas une garantie.

«Il y a plusieurs étapes à franchir. Par contre, j’ai obtenu mon admissibilité en jouant au moins deux ans en Chine, donc même si je joue ailleurs cette saison, je pourrais jouer pour l’équipe nationale.

«C’est sûr que les Jeux olympiques seraient un rêve pour moi.»

Chose certaine toutefois, même s’il ne représente jamais la Chine sur la scène internationale, le fait d’y évoluer pendant trois saisons lui aura permis de vivre une expérience de vie inestimable.

L’expérience Kunlun

«C’est une expérience superbe. On était probablement l’équipe, tous sports confondus, qui voyageait le plus au monde, mentionne-t-il en riant. Mais juste de vivre à Pékin, qui est très multiculturelle, a été une belle expérience. Et sur le plan hockey, la KHL est une belle ligue pour jouer.»

«On affrontait des équipes composées presque juste de joueurs russes qu’on ne connaît pas, mais ils sont tous bons, ils ont de bonnes habiletés et il y a beaucoup de gros bonhommes.»

Tam a aussi eu l’occasion de travailler avec l’ancien du Canadien Alex Kovalev, qui agissait à titre d’entraîneur adjoint du Red Star au cours des deux dernières saisons, mais qui vient d’accepter le poste d’entraîneur-chef pour la saison 2020-2021.

«Alex Kovalev était l’un des meilleurs joueurs offensifs dans la LNH, mais avec nous, il apportait de super bons points aux défenseurs, notamment des techniques sur comment approcher le joueur adverse.»