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LNH

Radulov a changé la façon de «coacher» de Patrick Roy

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Patrick Roy et Alexander Radulov ont tissé des liens indéfectibles lors du passage de l’électrisant attaquant russe avec les Remparts de Québec de 2004 à 2006. Quatorze ans plus tard, Roy est le premier à se réjouir de la participation de son ancien poulain à la finale de la Coupe Stanley dans l’uniforme des Stars de Dallas.

Le grand manitou des Diables rouges suit avec attention le déroulement des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (LNH). Il a pu constater toute la fougue que déploie Radulov depuis son arrivée dans la ville-bulle d’Edmonton. Il y a récolté huit buts et 14 points en 21 rencontres, incluant le but victorieux en prolongation dans le troisième duel de la finale de l’Ouest contre les Golden Knights de Vegas. Les Stars et Radulov se sont qualifiés pour l’étape ultime à l’issue du cinquième match, lundi soir.

Roy est bien placé pour savoir que le vétéran de 34 ans carbure aux moments importants. Auteur de neuf points en quatre matchs au tournoi de la coupe Memorial au printemps 2006, le Russe avait été l’un des principaux artisans de la conquête de l’emblème de la suprématie du hockey junior canadien. En séries, «Radu» avait inscrit 55 points, deux de moins que le record détenu par Simon Gamache avec Val-d’Or en 2001.

«Je suis vraiment content pour "Radu". C’est une personne très attachante et ce que j’appréciais de lui, c’est que dans les grands moments, il était capable d’élever son jeu d’un cran et il l’a très bien fait [en séries, cette saison]», a souligné l’ancien entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado, mardi.

Même joueur

Si la passion de Radulov envers le hockey n’a jamais fait de doute, elle a poussé Roy à introduire une manière plutôt singulière d’appeler les changements au banc à ses débuts. Une méthode qu’il utilise encore aujourd’hui. Roy n’a toutefois jamais freiné son joueur dans ses élans d’enthousiasme après un but. Même après toutes ces années, il continue de faire tourner son bâton avant de le ranger comme on range une épée dans son fourreau.

«La seule affaire que je manifestais envers lui, c’est quand il commençait à me donner des présences sur la patinoire de deux minutes. Le sifflet revolait pas mal! Au début, il n’aimait pas ça, mais à la fin, il disait : "ok, I got it". C’est d’ailleurs de là que le sifflet est parti, je n’étais pas capable de le ramener au banc», a lancé le pilote des Remparts en riant.

«Il a de la "drive", il a du caractère, c’est un intense et je pense que c’est le type de personne qui rend les autres autour de lui meilleurs. Il a cette qualité», a poursuivi Roy, qui échange quelques fois par année avec son ancien joueur vedette.

Québec dans son cœur

Radulov avait eu droit à trois doses d’amour de la part des amateurs de Québec en l’espace de quelques semaines à l’automne 2016 en autant de visites. Il avait été chaudement applaudi avant le lancement de la 20e saison des Remparts et avait reçu un accueil semblable dans l’uniforme du Canadien à l’occasion d’un match préparatoire au Centre Vidéotron.

«Il a joué un rôle très important dans la conquête de la coupe Memorial en 2006 et c’est aussi le charisme qu’il a amené ici. Les gens l’ont aimé et quand il vient à Québec, il vient avec cœur», a mentionné Roy dans le même ordre d’idées.