Boxe

Un coup des ligues majeures

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

Le combat de Mikael Zewski se déroulait relativement bien jusqu’au septième round, samedi. Les cartes des juges sont là pour le prouver.

Le Trifluvien était en avance dans le duel selon deux des trois officiels postés autour du ring. Ils lui ont donné l’avantage dans cinq des six premiers rounds.

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Puis, il y a eu l’uppercut d’Egidijus Kavaliauskas dans les derniers instants du septième assaut. Un coup des ligues majeures qui a fait basculer le combat à l’avantage du Lituanien.

«Je n’ai jamais vu venir son uppercut. Il est arrivé de nulle part, a mentionné Zewski. Un coup comme celui-là, ça se prépare.»

«Il faut croire que j’ai mal récupéré entre le septième et le huitième round. J’ai bien senti sa droite qui m’a atteint derrière mes gants et qui m’a envoyé au plancher pour une deuxième fois. Avant ce coup, tout se déroulait bien et notre stratégie fonctionnait bien.»

Des sentiments partagés par son entraîneur qui est aussi son paternel.

«Ce qui est arrivé fait partie de la boxe professionnelle, a ajouté Jean Zewski. Tu peux gagner les six premiers rounds, mais un coup peut tout changer.»

«C’est ce qui est arrivé contre Kavaliauskas. "Mik" a pris un mauvais coup et il faut donner du crédit à son adversaire.»

Patience récompensée

Du côté du gagnant, il ne s’est jamais senti en danger durant le duel.

«Je contrôlais le combat, a souligné Kavaliauskas. Je n’ai jamais été en danger. Il [Zewski] ne m’a pas fait mal.»

«J’aurais voulu le "knocker" plus rapidement. Tu ne peux jamais compter seulement sur le knock-out pour remporter un combat. Je travaillais et je mettais de la pression sur lui.»

Le protégé de Top Rank a constaté une baisse de régime chez le Québécois au fur et à mesure que le combat progressait.

«Il faiblissait de round en round. Je ne faisais que bloquer ses coups et je ne ressentais pas sa puissance.»

Cependant, les échanges des sept premiers rounds donnaient l’impression que Kavaliauskas a sous-estimé Zewski. Il a eu besoin de plus de temps pour trouver des solutions.

Crédit photo : Mikey Williams