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Impact de Montréal

L’Impact crée une équipe U23

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

Près de quatre ans après la dissolution du FC Montréal, l’Impact vient d’annoncer le retour d’une équipe U23, ce qui est une excellente nouvelle.

Depuis la fin de l’aventure en USL, en 2016, les jeunes joueurs de l’Académie de l’Impact n’avaient nulle part où aller lorsqu’ils atteignaient 18 ans.

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«Cette équipe U23 va ni plus ni moins devenir l’équipe réserve de l’équipe pro, et c’est un chaînon manquant qu’on avait identifié depuis un certain temps», a mentionné le directeur de l’Académie, Patrick Leduc.

«Si je peux faire le parallèle avec le monde académique, cette post-formation est comme une université.»

Expérience

Cette nouvelle équipe est pilotée par Jason Di Tullio, qui a été adjoint de Mauro Biello dans la MLS de 2015 à 2017. Il était revenu à l’Académie l’an passé.

«Jason est un coach d’expérience qui a l’ADN de l’Impact en lui. Il a joué, il a coaché à l’Académie et avec l’équipe professionnelle, a insisté Leduc. Il a le bagage pour guider nos jeunes vers l’univers du monde pro.»

Di Tullio sera en lien avec l’adjoint de Thierry Henry, Patrice Bernier, qui devient superviseur de la post-formation.

«J’ai déjà eu des conversations avec Patrice Bernier même si on ne peut pas être sur le même terrain en raison de la COVID», a-t-il précisé.

Rapprochement

L’idée avec cette nouvelle est de rétrécir l’écart entre l’Académie et l’équipe professionnelle du club.

«Lorsqu’on sera dans un contexte qui sera plus permissif au niveau sanitaire, ça va nous permettre une plus grande proximité entre l’Académie et l’équipe pro», a reconnu Leduc.

«Ça va aussi permettre à des joueurs qui ont déjà signé des contrats pros et qui ont besoin de temps d’en obtenir.»

Jason Di Tullio espère de son côté que cette évolution sera bénéfique aux jeunes.

«Je me souviens quand je suis arrivé avec l’équipe pro, j’ai constaté la différence entre les deux univers, notamment sur le plan de la maturité.»

Potentiel

Depuis la disparition du FC Montréal, on a l’impression que l’Impact a laissé échapper de bons jeunes joueurs qui n’avaient plus d’avenue au sein du club et qui n’étaient peut-être pas encore prêts à signer un contrat professionnel. 

C’est notamment le cas de joueurs comme Masta Kacher et Calin Calaidjoglu.

«Nous croyons que nous avons des jeunes joueurs avec un haut potentiel, insiste Leduc. Nous avons réalisé qu’on ne devait pas se retrouver dans une situation où nous devions prendre une décision trop hâtive à l’endroit d’un joueur.»

«On gagne du temps sur l’évaluation en ajoutant cette équipe et on leur laisse plus de temps pour se développer.»

Il n’est pas question de laisser tomber d’autres jeunes entre les craques du plancher, surtout que la cohorte actuelle est pleine de potentiel.

«On a des joueurs assez jeunes qui ont 16, 17 et 18 ans en majorité. J’ai hâte de les aider à obtenir un contrat pro. L’objectif est d’optimiser leur potentiel afin qu’ils aient une carrière pro», précise Jason Di Tullio.

Quelle ligue ?

C’est bien beau de créer une équipe U23, mais il faut savoir aussi où elle jouera, et pour le moment, c’est loin d’être clair.

«Dans les périodes qu’on traverse, on n’a pas encore d’annonce à faire sur la ligue. Le timing est important parce qu’on a communiqué cette information aux joueurs et aux parents», a indiqué Patrick Leduc.

On comprend qu’il y a un plan, mais qu’en raison de la situation actuelle, Leduc ne veut pas trop s’avancer.

«On n’écartera aucune possibilité, mais c’est prématuré de se commettre envers un circuit sur son aspect géographique. L’essentiel, c’est d’avoir des jeunes qui s’entraînent et qui vont avoir une compétition.»

En attendant de pouvoir joindre ce qui devrait être la nouvelle ligue-réserve de la MLS, les jeunes de moins de 23 ans du Bleu-blanc-noir jouent contre des équipes plus âgées.

«On joue contre divers adversaires de manière locale. On veut leur faire affronter des équipes semi-pros et universitaires et leur donner la meilleure opposition possible dans les conditions actuelles», a expliqué Patrick Leduc.