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F1

«Une journée triste pour la F1»

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C’est avec stupéfaction que Nicholas Latifi a appris à son arrivée au circuit de Monza, jeudi matin, que sa patronne, Claire Williams, quittait l’équipe Williams, fondée par son père au terme du Grand Prix d’Italie qui aura lieu dimanche.

«Le tout m’a été annoncé quelques minutes avant la diffusion du communiqué, a fait savoir le pilote canadien et titulaire d’un volant à temps plein chez Williams en 2020. J’ai été choqué par cette nouvelle, a-t-il avoué, quoiqu’on s’y attendait un peu quand même.»

«Ce départ est une lourde perte pour notre sport et c’est une journée triste pour la F1», a-t-il raconté à un petit groupe de journalistes canadiens invités à participer à une vidéoconférence.

«Claire et Frank m’ont donné ma première chance en F1 et je leur suis très reconnaissant. Porter les couleurs de cette équipe au palmarès si remarquable est pour moi un honneur.»

Latifi fait partie de la longue liste de pilotes à avoir fait leurs débuts en F1 au sein de l’écurie Williams. Parmi les engagés du plateau actuel, son coéquipier, George Russell, Valtteri Bottas et Lance Stroll ont également eu leur baptême au volant d’une Williams.

D’autres pilotes de renom, dont Nico Rosberg et Jacques Villeneuve, ont aussi fait leurs premières armes avec l’équipe britannique. Le Québécois est toujours le dernier pilote à avoir été sacré champion du monde (1997) à bord d’une Williams.

Le jour et la nuit

Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas en F1 pour Ferrari. À pareille date l’an dernier, Charles Leclerc se présentait à Monza après avoir remporté le Grand Prix de Belgique une semaine plus tôt. Devant des tifosi euphoriques, le Monégasque allait ensuite compléter le doublé pour la Scuderia sur ses terres.

Un an plus tard, les monoplaces rouges ne sont plus une menace. Au contraire, elles peinent à maintenir le rythme des équipes de milieu de peloton. Et la course sera présentée à huis clos.

«On ne doit pas s’attendre à des miracles en fin de semaine, de prétendre Leclerc. Ça pourrait même être pire qu’en Belgique.»

D’autant plus que le tracé de Monza est reconnu comme celui qui permet d’exploiter le plus la puissance des moteurs. Environ 75 pour cent du tour est négocié à plein régime, plus que sur n’importe quel autre circuit au calendrier.

Avantage, donc, aux Mercedes et au Britannique Lewis Hamilton, qui convoite une 90e victoire en F1 ce dimanche.