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LNH

Repêchage: les 10 plus grands vols de l'histoire

Publié | Mis à jour

Il y a peut-être eu des échecs lamentables comme tout premier choix de l'encan amateur de la LNH, mais il y a également eu des succès retentissants en fin de repêchage.

Et les raisons peuvent être nombreuses pour qu'un bon joueur glisse au repêchage. Trop petit, pas assez rapide, etc... Même les raisons géopolitiques sont bonnes.   

Voici un top 10 des meilleurs joueurs sélectionnés à partir du quatrième tour d'un repêchage.

1. Dominik Hasek       

Les Blackhawks de Chicago avaient frappé un coup de circuit en 1983 en sélectionnant le «Dominator» au 10e tour, le 199e au total. Toutefois, ils n'ont jamais pu profiter des prouesses du Tchécoslovaque (puis Tchèque), l'échangeant en août 1992 aux Sabres de Buffalo en retour du gardien québécois Stéphane Beauregard et d'un choix de quatrième tour en 1993, qui est devenu un autre Québécois, Éric Dazé.

C'est à Buffalo que la légende d'Hasek a commencé à prendre forme. S'il n'a pas remporté la coupe Stanley avec les Sabres, il a tout de même mis la main sur le trophée Vézina à six reprises en neuf saisons.

Le gardien a par la suite remporté la coupe Stanley à deux occasions avec les Red Wings de Detroit, dans les années 2000. Au final, le membre du Temple de la renommée a obtenu 389 victoires (14e) et 81 jeux blancs (8e). Son taux d'efficacité (,922) le classe au premier rang de l'histoire selon les critères du site web Hockey Reference.

2. Luc Robitaille       

L'ailier gauche le plus prolifique de l'histoire de la LNH n'a entendu son nom être prononcé qu'au neuvième tour du repêchage de 1984. Pourtant, le Québécois Luc Robitaille avait les statistiques pour être sélectionné bien plus haut que le 171e rang, et ce, malgré un coup de patin que les experts de l'époque jugeaient inférieur à la moyenne.

Puis, les Kings ont décidé de «prendre une chance» avec «Lucky Luke».

Il s'agira probablement de l'une de leur meilleures décisions, alors que Robitaille a conclu sa carrière avec 1394 points en 1431 matchs dans la LNH, dont la majorité avec l'équipe californienne.

Crédit photo : REUTERS/Rick Wilking

3. Brett Hull       

Comment le fils de la légende Bobby Hull a-t-il pu être ignoré si longtemps? Et ce n'est pas par manque de production dans le junior.

À 5 pi 10 po, Hull a vu les Flames le sélectionner en 1984, au sixième tour, le 117e au total.

Mais la formation de l'Alberta a abandonné trop vite dans son cas, l'envoyant à St. Louis en 1988 dans l'échange qui a amené l'attaquant Rob Ramage et le gardien Rick Wamsley à Calgary.

Hull a terminé sa carrière avec 741 buts, au quatrième rang de tous les temps.

4. Doug Gilmour       

L'attaquant a peut-être mis quelques années à devenir un joueur dominant, mais l'attente en aura valu la peine.

Gilmour a commencé à éclore à sa quatrième saison avec les Blues de St. Louis, qui l'avaient sélectionné au septième tour, le 134e au total, en 1982. Puis, s'en est suivi une décennie de domination.

L'attaquant a porté l'uniforme de plusieurs formations, dont celui des Canadiens de Montréal, mais il restera toujours associé aux Maple Leafs de Toronto, avec qui il a réalisé deux de ses trois saisons de 100 points et plus.

5. Pavel Datsyuk       

En 1998, les Red Wings ont pris un pari avec un certain Russe de 20 ans, Pavel Datsyuk, en le sélectionnant au sixième tour, le 171e au total. Il faut dire que la formation du Michigan a eu la main heureuse avec les joueurs européens en fin de repêchage, particulièrement les Russes, notamment, avec Sergei Fedorov, Vyacheslav Kozlov et Vladimir Konstantinov. Sans oublier les Suédois Nicklas Lidstrom (3e tour) et Henrik Zetterberg (7e tour).

Bref, Datsyuk a rendu de fiers services aux Wings, étant un nommé annuel aux trophées Lady Byng et Selke.

«Magic Man» a disputé les 953 matchs de sa carrière avec les Wings, amassant 918 points.

6. Pavel Bure       

Passons d'un Pavel à un autre. La carrière de Bure dans la LNH n'a été longue que de 702 matchs, toutefois, il aura eu le temps d'obtenir 779 points, dont 437 buts.

Repêché au sixième tour, le 113e au total, en 1989, par les Canucks, Bure a même été doté du sobriquet de «Rocket Russe», en raison de son habileté à marquer des buts, en l'honneur de Maurice Richard.

Au final, le Moscovite a réussi cinq campagnes de 50 buts et plus.

Crédit photo : AgenceQMI

7. Theoren Fleury       

Disons qu'en 1987, la mode n'était pas de sélectionner des attaquants de 5 pi 6 po.

C'est pourtant ce que les Flames de Calgary ont fait au huitième tour, sélectionnant Theoren Fleury au 166e échelon.

Fleury a connu une carrière de 1088 points en 1084 match, mais a surtout ouvert la voie aux joueurs de petite taille à se faire une niche dans la LNH.

8. Henrik Zetterberg       

Après avoir eu la main heureuse en 1998 avec Pavel Datsyuk, les Red Wings ont récidivé en sélectionnant Henrik Zetterberg au septième tour, le 210e au total, en 1999.

Le Suédois a disputé, lui aussi, toute sa carrière à Detroit, prenant part à 1082 rencontres, obtenant 960 points. 

Il a remporté la coupe Stanley à deux reprises (2002 et 2008).

9. Sergei Fedorov       

En 1989, l'URSS n'était qu'à environ deux ans d'être dissoute officiellement et pour de bon, mais déjà les Russes passaient à l'Ouest.

Fedorov a été sélectionné au quatrième tour, le 74e au total, du repêchage par les Red Wings.

L'attaquant a par la suite connu une glorieuse carrière de 1179 points dans la LNH. Il a notamment fait la pluie et le beau temps avec ses camarades de l'époque, Igor Larionov, Vyacheslav Fetisov, Vyacheslav Kozlov, Vladimir Konstantinov, sans oublier les Steve Yzerman, Nicklas Lidstrom, Pavel Datsyuk et Henrik Zetterberg de ce monde.

10. Mark Recchi       

Pour un choix de quatrième tour des Penguins, le 67e au total, en 1988, l'attaquant de 5 pi 10 po ne s'en est pas trop mal sorti.

Recchi a cumulé 1652 matchs dans la LNH, obtenant 1533 points, avec les Canadiens de Montréal, les Penguins, les Flyers, les Bruins, les Hurricanes, les Thrashers et le Lightning.

Peu d'athlètes peuvent se targuer d'avoir pris leur retraite au sommet. Recchi est l'un de ceux-là, lui qui avait remporté la coupe Stanley pour la troisième fois de sa carrière, avec les Bruins en 2011 avant d'accrocher ses patins.

Crédit photo : Eric Bolte/Agence QMI

Mentions honorables       

- L'inconnu: Dave Taylor (1975, 15e tour, 210e, Kings)

Bien peu connaissent Taylor, comme ils sont bien peu à avoir été sélectionnés après Taylor en 1975. En effet, seulement sept joueurs ont entendu leur nom après que les Kings eurent fait de Taylor le 210e choix de l'encan amateur.

Taylor a obtenu 1069 points en 1111 matchs en 17 saisons en Californie.

- Les Canadiens de Montréal:

Le Tricolore a également connu sa part de succès avec de bons choix tardifs: Brendan Gallagher (2010, 5e tour, 147e), Jaroslav Halak (2003, 9e tour, 271e) et Andrei Markov (1998, 6e tour, 162e).

Crédit photo : REUTERS

- Les Européens pre et post éclatement de l'URSS:

Ils sont plusieurs à rentrer dans cette catégorie. Les Sergei Makarov, Igor Larionov, Alexander Mogilny, Peter Bondra, Sergei Zubov, Alexei Zhamnov, Pavol Demitra, Miroslav Satan, pour ne nommer que ceux-là, ont tous été des choix tardifs.

- Les années 2000:

Il ne faut surtout pas oublier certains autres joueurs repêchés plus tard, mais qui connaissent, qui sont en voie de connaître ou ont connu de grandes carrières: Johnny Gaudreau (2011, 4e tour, 104e, Flames), Mark Stone (2010, 6e tour, 178e, Sénateurs), Braden Holtby (2008, 4e tour, 93e, Capitals), Jamie Benn (2007, 5e tour, 129e, Stars), Pekka Rinne (2004, 8e tour, 258e, Predators), Joe Pavelski (2003, 7e tour, 205e, Sharks) et Henrik Lundqvist (2000, 7e tour, 205e, Rangers).