Le patron de la FIFA se fait rassurant malgré les violences au Mexique

AFP
Partager
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est dit mardi serein au sujet de l’accueil par le Mexique de certains matchs de la Coupe du monde de soccer 2026, après une vague de violence dans le pays liée à la mort d’un puissant baron de la drogue.
• À lire aussi : Antoine Griezmann dans la mire d’un club de la MLS
• À lire aussi : L’équipe canadienne de soccer privée de son joueur étoile Alphonso Davies pour les matchs en mars ?
• À lire aussi : Le Mexique assure que « toutes les garanties » seront réunies pour que Guadalajara accueille le Mondial-2026 de soccer
Des dizaines de morts, des véhicules incendiés, des commerces fermés, des routes bloquées et un climat de terreur ont paralysé une grande partie du pays latino-américain dimanche, après la mort de Nemesio Oseguera, chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), lors d’une opération militaire.
Les images de ces violences ont fait le tour du monde, mais le patron de la fédération s’est voulu rassurant à moins de quatre mois du début du Mondial, que le Mexique coorganise avec les États-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet prochains.
Interrogé par l’AFP à Barranquilla, dans le nord de la Colombie à l’occasion d’un événement de la fédération nationale de soccer, Infantino s’est dit « très tranquille » et a assuré que « tout va très bien, tout sera fantastique ».
Il s’agit de ses premières déclarations après les violences qui ont éclaté dimanche dans une grande partie du Mexique, dont Guadalajara qui doit accueillir quatre rencontres du Mondial.
Lors de l’opération militaire pour la capture du baron de la drogue et les représailles émanant du cartel qui ont suivi, 25 membres de la garde nationale, un agent de sécurité, un fonctionnaire du parquet et une civile ont été tués, ainsi que 46 membres présumés de l’organisation criminelle.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Quelque 10 000 soldats ont été déployés pour rétablir l’ordre.
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a écarté mardi tout risque pour les partisans se rendant à Guadalajara, assurant que « toutes les garanties » de sécurité seraient réunies.
En plus des quatre rencontres du Mondial, dont un match Uruguay-Espagne en phase de poule, Guadalajara accueillera en mars, conjointement avec Monterrey, les barrages qui désigneront les deux dernières des 48 sélections qualifiées.
À Mexico et Monterrey, les deux autres villes mexicaines hôtes de la Coupe du monde, aucun incident violent n’a été signalé.
Deux matchs avaient été suspendus dimanche dans le Jalisco et l’État de Querétaro, situé dans le centre du Mexique.