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Zelensky doit «baiser les pieds» de l’empereur Trump, constate Antoine Robitaille

TVA Nouvelles

2025-02-28T18:47:30Z

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Les flèches envoyées par Donald Trump et J.D Vance au président ukrainien ont été nombreuses lors de sa rencontre dans le Bureau ovale vendredi, et ce que les panélistes en déduisent, c’est que le président américain ne demande rien de moins qu’une soumission absolue. 

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Selon le chroniqueur Antoine Robitaille, le dicton «forts avec les faibles et faibles avec les forts» a pris tout son sens dans cet affrontement spectaculaire entre les présidents Zelensky et Trump à la Maison-Blanche.

«C'est un dominant qui prend la tête de la victime et qui dit: "Là, tu dois baiser mes pieds, sinon ce qui va t'arriver, c'est terrible, tu te feras rentrer dedans et nous, on s'en fout"», illustre-t-il.

M. Robitaille est d’avis que les propos lancés par Donald Trump et son vice-président étaient condescendants. «D’une condescendance criminelle», surenchérit-il.

«On ne parle pas ici de petites agressions, souligne-t-il. On parle d’un pays qui a envahi un autre. C'est la base du droit international depuis la Société des Nations. Donc, c'est terrible, c'est épouvantable et je n'en reviens pas.»

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De son côté, l’ancienne députée péquiste Elsie Lefebvre plaint le président ukrainien qui se retrouve actuellement dans une position très difficile.

«Je le comprends, de vouloir tenir son bout, maintient-elle. De ce que l'on comprend, c'est l'élément de sécurité qui ne semblait pas être sur la table à la hauteur.»

D’après elle, cette «chicane» à la Maison-Blanche n’avantage qu’une personne: le président russe.

«Imaginez Vladimir Poutine qui regarde la scène au moment même», rappelle-t-elle.

Et selon Philippe Léger, c’est justement parce que Donald Trump reprend la rhétorique du Kremlin et procède à une «révision de l’histoire» que le président Zelensky n’arrive pas à faire valoir son point.

«[Donald Trump] semble dire que c'est une guerre entre les Ukrainiens et les Russes. Ce n'est pas exactement ça, précise-t-il. C'est une invasion russe, une invasion d'un empire, d'un petit pays, de l'ex-URSS où Vladimir Poutine veut réformer la grande URSS. C'est ça le rêve de Vladimir Poutine. C'est ça la volonté de Vladimir Poutine.»

«C'est une rupture complète de la politique étrangère depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, où il y avait un Occident, où il y avait l'axe des alliés, les États-Unis, la France, les pays européens, jusqu'à l'Ukraine maintenant, jusqu'au Canada. Il y avait cet allié-là, ces liens fraternels, amicaux, qui faisaient en sorte que tous les pays, avec l'OTAN par exemple, on se défendait», se désole-t-il.

Voyez l’extrait du panel dans la vidéo ci-haut.

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