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Zelensky à Oslo pour rencontrer les dirigeants nordiques

AFP

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2023-12-13T08:27:46Z

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé mercredi à Oslo pour une rencontre avec les dirigeants des cinq pays nordiques qui comptent parmi les principaux donateurs de l'Ukraine dans son combat contre l'agression russe. 

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«Je souhaite à Volodymyr Zelensky la chaleureuse bienvenue en Norvège», a déclaré le premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre dans un communiqué. «La Norvège continue à soutenir le combat de l'Ukraine pour sa défense.»

Le président ukrainien doit d'abord s'entretenir avec M. Støre puis il participera à une réunion des dirigeants des cinq pays nordiques (Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Islande).

La contre-offensive militaire lancée en juin par l'armée ukrainienne n'ayant pas apporté les résultats espérés, M. Zelensky cherche à remobiliser le soutien de ses alliés parmi lesquels des dissensions apparaissent.

Après une étape en Argentine où il a assisté à l'investiture du président ultralibéral Javier Milei dimanche, le président ukrainien s'est rendu aux États-Unis pour tenter de débloquer de nouveaux fonds.

Il en est reparti sans parvenir à convaincre le Congrès, divisé sur la question, d'approuver une nouvelle enveloppe de 61 milliards de dollars pour son pays, disant simplement avoir reçu des signaux «positifs».

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Troisième étape - surprise - de sa tournée, le passage à Oslo permettra à M. Zelensky d'essayer de cimenter le soutien des pays nordiques qui comptent parmi les donateurs importants à l'Ukraine depuis le début de la guerre en février 2022.

La Norvège a consenti en début d'année une aide pluriannuelle, civile et militaire, de 6,8 milliards d'euros à l'Ukraine sur la période 2023-2027.

Le pays scandinave et le Danemark voisin ont donné notamment des chars, des canons et des munitions et promis qu'ils fourniraient des chasseurs F-16 à l'armée ukrainienne qui demande de tels appareils avec insistance.

En annonçant une nouvelle aide militaire sous forme d'équipements d'un montant d'environ 190 millions d'euros, la Suède a quant à elle confirmé qu'elle réfléchissait à l'envoi d'avions de chasse Gripen.

«L'Histoire jugera»

Le président russe Vladimir Poutine «compte» sur un arrêt de l'aide américaine à l'Ukraine, a dit le président américain Joe Biden mardi après sa rencontre avec M. Zelensky.

«L'Histoire jugera sévèrement ceux qui ont tourné leur dos à la cause de la liberté», a-t-il affirmé.

Bien conscient qu'une défaillance des États-Unis minerait le soutien des autres alliés de son pays, M. Zelensky a, lui, déclaré qu'il était «très important d'envoyer avant la fin de l'année un signal très fort d'unité à l'agresseur», de la part de l'Ukraine, des États-Unis, de l'Europe et «du monde libre».

Le Congrès a engagé plus de 110 milliards de dollars pour fournir l'Ukraine en équipements militaires et pour la soutenir économiquement, mais n'a pas réussi jusqu'ici à s'entendre sur la rallonge demandée par la Maison-Blanche, pour tenir au moins jusqu'à la présidentielle de novembre 2024 aux États-Unis.

Les élus américains n'ont en théorie que jusqu'à vendredi - quand commencent les vacances parlementaires - pour parvenir à un accord sur la nouvelle enveloppe de 61 milliards de dollars. La Maison-Blanche a prévenu qu'elle serait «à court d'argent» d'ici la fin de l'année si rien n'était fait.

Les démocrates sont favorables à cette rallonge.

Les républicains n'y sont, à part une poignée d'élus de la droite radicale, pas totalement opposés. Mais ils lient leur soutien à une revendication de politique intérieure de longue date: un durcissement majeur de la politique d'immigration des États-Unis.

De son côté, le Kremlin a estimé mardi que toute nouvelle aide américaine était vouée au «fiasco», tandis que l'armée russe a revendiqué des avancées «significatives» sur une partie du front.

Une attaque de missile russe a par ailleurs ciblé Kyïv tôt mercredi, blessant des dizaines de personnes, dont 15 ont été hospitalisées, a indiqué le maire de la capitale ukrainienne.

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