Zachary Bolduc marque dans un deuxième match de suite: l’art de faire une bonne première impression
Le Canadien a offert une solide performance collective

Dave Lévesque
Partager
DETROIT | Quand une équipe acquiert un joueur que l’on croit être bon, il faut attendre de le voir pour s’en assurer. Et quand il l’est, il ne faut pas s’emballer.
• À lire aussi: Le Canadien a des ailes à Detroit
• À lire aussi: Deux matchs en deux soirs: le Canadien aurait pu en gagner deux
C’est un peu difficile de contenir son enthousiasme quand on regarde les deux premiers matchs de Zachary Bolduc. Il a une présence physique, il est souvent au bon endroit, il patine bien et il marque. Une fois mercredi et une autre fois hier dans une victoire de 5 à 1 du Canadien sur les Red Wings dans un effort collectif convaincant.
Avec ses 13 buts en 26 matchs après la Confrontation des 4 nations, Bolduc avait attiré l’attention de bien des observateurs, mais ce n’était qu’un quart de saison.
Arriver dans l’équipe de son enfance et connaître un tel départ, c’est faire preuve de beaucoup de cran. Il faut maintenant juste s’assurer de ne pas revoir les attentes pour éviter qu’elles soient trop élevées. Mais une chose est sûre, Bolduc sera un acteur important des succès de l’équipe.
• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Opportunisme
Les bonnes équipes font en sorte de ne pas perdre les deux matchs d’une série de deux en deux soirs et c’est ce qu’a fait le Canadien après un début de match un peu cahoteux où les sorties de zones étaient difficiles pendant que les Red Wings étaient gonflés à bloc. Mais quand l’énergie est retombée un peu, c’est le Canadien qui s’est installé dans le siège du conducteur.
Le Tricolore a surtout fait preuve de beaucoup d’opportunisme en marquant trois fois sur neuf tirs en première période et deux autres fois sur cinq lancers en période médiane. Personne ne sera surpris d’apprendre que ça a mis fin à la soirée de travail de John Gibson, qui a parfois été un peu généreux.
Le Canadien a surtout été très bon sur les relances en zone neutre puisque ses deux premiers buts se sont construits de l’arrière plutôt qu’en territoire offensif.
À ce sujet, Brendan Gallagher a servi une passe magistrale à Bolduc sur son but. Posté le long de la bande près de la ligne rouge, le vétéran a servi de ricochet pour la rondelle en la redirigeant vers Bolduc, qui est parti en échappée.
En prime, Jakub Dobès a effectué du très bon travail avec quelques gros arrêts, vous l’aurez deviné, à des moments opportuns. Il a terminé sa soirée avec 30 arrêts.
Efficace
En matinée, Alex Newhook parlait avec enthousiasme du trio qu’il forme avec Oliver Kapanen et Ivan Demidov. Si Newhook et Kapanen se sont retrouvés sur la glace pour le premier but des Wings en avantage numérique, à cinq contre cinq, ils ont connu de très bons moments.
Les trois sont des patineurs très rapides, ce qui les rend efficaces en échec avant et en récupération de rondelle.
Sur le but de Kapanen, en première période, ils ont provoqué deux surnombres de deux contre un en l’espace de quelques secondes. La première fois, Demidov n’a pas pu capter la passe de Kapanen. La seconde fois, Demidov a fait une longue passe en diagonale parfaite à Newhook d’une ligne bleue à l’autre et le vétéran des trois a remis la rondelle à Kapanen, qui a battu John Gibson de vitesse.
En deuxième période, la vitesse de Newhook a forcé Simon Edvinsson à le faire trébucher, ce qui a mené au cinquième but du Canadien, marqué en avantage numérique par Juraj Slafkovsky.
Il est encore trop tôt pour dire si le Canadien est une bonne équipe, mais il fait ce qu’il faut pour le devenir.