Zachary Bolduc évoluera tout près de Nick Suzuki sur l’attaque massive: «Je ne suis pas inquiet. On aura une belle complicité»


Jonathan Bernier
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Si Zachary Bolduc a attiré l’attention de Kent Hughes, c’est en partie en raison du travail qu’il a accompli en supériorité numérique, l’an dernier, dans l’uniforme des Blues.
Un travail au centre de l’enclave qui a permis à l’attaquant de 22 ans de marquer, malgré un temps de jeu limité à moins de 13 minutes par match, 19 buts. Ce n’était donc pas surprenant de le retrouver à la même position à l’entraînement dimanche, lors du déploiement des deux unités d’attaque massive.

«Je me suis senti à l’aise. Je n’avais pas l’impression d’être pris à travers tout le monde. J’ai appris à sentir où l’adversaire se trouve, a raconté Bolduc, habitué dans le junior à jouer le long de la bande, près des traits hachurés. Ce qui m’a aidé à obtenir du succès, c’est que je jouais avec de bons joueurs.»
Sur l’attaque massive des Blues, le Trifluvien pouvait compter sur la complicité de Pavel Buchnevich et de Robert Thomas. À Montréal, il ne devrait pas être trop dépaysé à proximité de Lane Hutson et de Nick Suzuki.
«Comme Robert, Nick est un passeur parmi l’élite de la LNH. Ce sont deux joueurs similaires qui gagnent des mises en jeu, qui sont excellents défensivement et qui créent des occasions, a énuméré Bolduc. Ils font pratiquement tout ce qu’ils veulent avec la rondelle. Donc, je ne suis pas inquiet. On aura une belle complicité.»
Candidat mystère
Ce qui mérite également d’être souligné, c’est que Cole Caufield ne sera plus l’unique option de tir sur cette unité. Ce qui rendra cette dernière beaucoup moins prévisible pour l’adversaire.
Une autre chose qui, pour l’instant, est difficile à prévoir, c’est l’identité de celui qui patrouillera sur le flanc à la droite de Bolduc et d’Alex Newhook. Pour l’heure, c’est le seul trio qui demeure à être complété.
Jusqu’ici, Owen Beck et Joshua Roy se sont succédé à cet endroit. Même s’il est davantage habitué au poste de centre, Oliver Kapanen pourrait également obtenir une audition. D’ailleurs, il avait évolué à l’aile à son retour à Montréal, à la fin de la dernière campagne.
Évidemment, Bolduc n’a pas voulu se commettre sur le nom d’un possible élu. Toutefois, il y est allé de la description d’un profil qui, croit-il, compléterait bien les deux rapides patineurs que sont Newhook et lui.
«Miser sur autre excellent patineur, ça nous permettrait de jouer de façon rapide, d’être bons en échec avant et de soutirer des rondelles à l’adversaire, a-t-il indiqué. D’un autre côté, si on a un gars intelligent, capable de créer des jeux, ce sera à nous d’utiliser notre vitesse pour nous démarquer.»
Une vie changée
Acquis le 1er juillet, Bolduc reconnaît que sa vie «est différente» depuis qu’il est passé au Canadien, mais que «ça va super bien».
Il est conscient qu’en se trouvant sous le feu des projecteurs montréalais, il risque de faire un peu plus chaud qu’à St. Louis certains soirs.
«Dans tous les sports professionnels, il y a des gens qui te critiquent, d’autres qui sont là pour te soutenir. C’est à toi de savoir de qui les prendre, a-t-il déclaré. Si tout ce que tu vois et que tu entends t’affecte, la saison peut être longue. Je ne pense pas que j’aurai de la misère avec ça.»
Ce qui occupe davantage son esprit, c’est le premier match qu’il disputera au Centre Bell sous les couleurs bleu-blanc-rouge. Un moment qu’il vivra lundi ou mardi.
«Ce sera spécial pour les membres de ma famille. Je serai content de vivre ce moment avec eux, a-t-il dit. Ils ont été présents pour moi toute ma jeunesse au courant de mon développement. De voir leur fils jouer dans la LNH, et pour le Canadien, c’est un retour du balancier.»