Le sourire de Zach Benson voulait tout dire: «Notre confiance n’a jamais été ébranlée»

Nicolas Cloutier
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Il fallait voir le petit sourire narquois de Zach Benson à sa sortie du vestiaire, mardi soir, dans l’antichambre du Centre Bell.
Il signifiait à lui seul que les Sabres étaient de retour et qu’on avait une série.
Benson aurait difficilement pu trouver meilleur moyen de célébrer son 21e anniversaire. C’est lui qui a dénoué l’impasse en troisième période sur un jeu planifié en avantage numérique.
« C’est toute une passe que m’a envoyée Doaner [Josh Doan], a mentionné la petite peste. On avait un plan en tête. On l’a bien exécuté et c’est ce qui nous a donné le match. »
Le temps d’une soirée, la série a pris une tournure complètement différente.
Pendant deux matchs, les Sabres s’étaient éloignés de leur identité. C’est le Canadien qui lui imposait sa loi, à un point tel que c’en était inquiétant pour cette équipe qui joue pourtant sans complexe depuis le 9 décembre.
« Notre confiance en nos moyens n’a jamais été ébranlée. Je sais que vous aimez parler de ce genre de trucs », a lancé Benson, qui avait bien l’air de trouver amusant qu’on ait pu douter des Sabres.
Deux décisions de l’entraîneur-chef Lindy Ruff ont contribué à la renaissance de Buffalo. La plus importante, celle de remplacer le gardien Alex Lyon par Ukko-Pekka Luukkonen.
Ce dernier a été brillant avec 28 arrêts, dont deux époustouflants aux dépens de Cole Caufield en deuxième période.
« Un vrai chien, a imagé Benson en vantant le sens de la compétition de son gardien. On a toute la confiance du monde en lui. Uppy a fait de gros arrêts qui étaient vraiment nécessaires dans des moments clés. C’est la plus grosse raison pour laquelle on a quitté l’aréna avec une victoire. »
Entrée remarquée
Choix de 1er tour des Sabres en 2024, 14e au total, l’attaquant finlandais Konsta Helenius a vécu un baptême des plus réussis en séries éliminatoires. Il venait de souffler 20 bougies la veille.
« Il a été excellent du début à la fin, a souligné Ruff. Il a patiné avec vigueur et il a compétitionné. Il nous a offert tout un match. »
Il y a Matias Samuelsson, aussi, dont on parle bien peu. Mais son importance au sein de la brigade défensive des Sabres est considérable.
En troisième période, Samuelsson a contribué à ce que les visiteurs étouffent complètement l’adversaire.
« Une bête en fond de territoire », a noté Ruff.
Le résultat des courses, c’est que les Sabres sont de retour et à nouveau collés à leur identité.
Mais comme il sait si bien le faire, Ruff a tenu à jouer du violon et rappeler aux joueurs du Canadien comment ils sont bons.
« Montréal a beaucoup de talent à l’attaque, a-t-il souligné. Tu as un gars qui a 51 buts [Caufield]. Slafkovsky est un méchant joueur. Probablement l’un des plus forts avec la rondelle. Il peut le protéger et se défaire de son couvreur. Je trouve qu’on a resserré notre couverture.
« On est finalement là où on devait être. Ça ressemblait enfin à notre équipe. »