Sanctionné par la RACJ: «J’ai commis une erreur» – Yvon Michel repentant
Le promoteur ne voulait pas que ça traîne pour ne pas léser ses boxeurs


Dave Lévesque
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Deux jours après avoir été sanctionné par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), le promoteur Yvon Michel a brisé le silence jeudi.
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Le président du Groupe Yvon Michel (GYM) s’est montré repentant face à la suspension de deux mois imposée au GYM et à celle de six mois supplémentaires qui le vise personnellement.
La sanction fait suite à une entente survenue entre le GYM et la RACJ mardi. Le groupe était initialement convoqué pour quatre jours d’audience le mois prochain.
«On a été convoqués le 19 octobre et je me suis déclaré coupable le 11 octobre. Quand tu te réveilles le lendemain matin et que tu te dis, “shit qu’est-ce que j’ai fait là”, il y a une prise de conscience. Tu prends tes responsabilités et tu assumes les conséquences», a déclaré Michel lors d’une visioconférence.
- Écoutez le segment sportif avec Jean-François Baril via QUB :
Trois lettres
Lors du gala organisé à la Place Bell le 7 octobre, Michel avait remis en question le travail de l’arbitre Benoit Roussel après la défaite par décision partagée de Kim Clavel face à l’Argentine Evelyn Bermudez.
Même s’il n’a pas voulu commenter les événements et les discussions qui ont eu lieu avec la Régie, Michel a révélé qu’il avait rapidement pris les mesures nécessaires pour faire son acte de contrition.
«Le 11 octobre dernier, j’ai fait parvenir trois lettres d’excuses, une à la Régie, une à Benoit Roussel et une à Sylvie Lécuyer [qui représentait la RACJ au gala].
«Un long processus, peu importe le résultat, aurait vraiment affecté énormément l’évolution de nos boxeurs. Le temps que ça se fasse, que le régisseur donne son verdict, plusieurs mois seraient passés et ça aurait largement pénalisé nos boxeurs.»
Incident isolé
Yvon Michel assure que c’est le genre de situation qui n’arrivera qu’une fois et a mis de l’avant son parcours pour expliquer qu’il n’a pas l’habitude de ce genre d’esclandre.
«On ne travaillera pas différemment, mais ça ne se reproduira pas. J’ai commis une erreur, je l’ai admise et on accepte les conséquences.»
«C’est un événement isolé, ça fait 40 ans que je suis dans la boxe et c’est la première fois que quelque chose comme ça se produit. Rapidement, j’ai réalisé qu’il y a les faits et la perception des faits. Je me suis emporté et je n’aurais pas dû.»
Les boxeurs
C’est donc avec le bien-être de ses boxeurs en tête qu’Yvon Michel a négocié avec la RACJ. Voilà pourquoi la suspension s’étire du 16 janvier au 12 mars. Le GYM pourra donc tenir son premier gala de l’année.
«La suspension se termine le 12 pour nous permettre de faire la pesée le 13 mars et l’événement le 14 mars. On n’a pas annoncé d’adversaires parce qu’on voulait respecter le processus avant de mettre des boxeurs sous contrat.»
Il précise d’ailleurs que, déjà, les plans du GYM ont été modifiés en raison de la situation.
«On voulait organiser un événement le 1er février, on l’a manqué. On va essayer de placer un autre événement au cours de l’année.»
Anniversaire
Maintenant que la situation est réglée, le GYM peut aller de l’avant, comme l’a noté Yvon Michel.
«À partir d’aujourd’hui, on va tourner la page. Nous allons souligner le 20e anniversaire du Groupe Yvon Michel.»
Déjà, le promoteur planche sur trois galas qui auront lieu les 14 mars, 4 avril et 16 mai.
«D’ici 15 jours maximum, on va présenter les cartes complètes des trois événements», a précisé Michel.
Kim Clavel sera la tête d’affiche du gala du 4 avril et les choses pourraient débouler rapidement pour l’ancienne championne WBC.
«Si ça va bien au mois d’avril, elle va revenir tout de suite au mois de mai, assure Yvon Michel. Et quand son équipe va me dire que c’est le temps de retourner en championnat du monde, je suis convaincu que je suis capable de créer l’opportunité.»