Yves P. Pelletier replonge en enfance avec sa toute première série jeunesse


Frédérique De Simone
Partager
Yves P. Pelletier est replongé dans son enfance pendant l’écriture de sa nouvelle série jeunesse Hubert, le maître des rêves.
• À lire aussi : Il met fin à sa carrière d’écrivain après une expérience désastreuse : Christian Tétreault raconte ce qui lui a redonné le goût d’écrire
• À lire aussi : Fin d’« Un zoo pas comme les autres »: « On avait envie de continuer », dit Lloyd Miller
• À lire aussi : Johanne Seymour signe une adaptation littéraire de la série « Alertes »
Âgé de 11 ans, Hubert Bleau, que tout le monde surnomme Hublot, porte de grosses lunettes rondes. Il est le plus petit de sa classe, est toujours dans la lune, un peu en marge du groupe, et rêve de devenir basketteur professionnel.

Il comprend, après s’être endormi avec le bandeau de karaté de son intimidateur, Bruce, que sa grand-mère lui a légué, en mourant, son incroyable don de visiter les rêves des autres, même si ceux-ci se trouvent à des kilomètres à la ronde. Pour ce faire, il n’a qu’à leur emprunter, ou subtiliser, un de leurs objets fétiches.
« Ses parents refusent de lui acheter le téléphone de ses rêves. Il n’a pas de bonnes notes et n’est pas capable d’aller à l’école privée avec sa chum, mais il hérite d’un pouvoir et se convainc qu’il va devenir un justicier », a raconté l’auteur en entrevue avec l’Agence QMI.

« Souvent, il ne comprend pas vraiment ce qu’il voit. Il est facilement décontenancé. C’est un apprentissage de la vie aussi. Il a des présomptions, des façons de voir les choses. En visitant les rêves d’autres personnes, il va faire des découvertes et comprendre des choses aussi, même s’il est souvent très maladroit », a-t-il poursuivi.
Tout comme son protagoniste, l’ancien de RBO, qui caressait le rêve d’écrire des histoires depuis sa 5e année, avait au même âge de grosses lunettes et était toujours un peu à part du groupe, même s’il faisait tout pour en faire partie.
« Je m’inscrivais à toutes les activités parascolaires : théâtre, dessin, sports. À l’époque, j’étais toujours choisi en dernier et, quand les sportifs me voyaient arriver, je les entendais dire : “Ah non, pas Pelletier !” », s’est-il rappelé en souriant.

« Mais je ne me suis jamais découragé et, quand je repense à ça, ça me fait rire », a-t-il poursuivi, fier d’avoir traversé ces épreuves qui l’ont assurément rendu plus fort.
Lui-même habile au dessin, l’humoriste a préféré confier les illustrations de cette nouvelle série destinée aux 9 à 12 ans à Xavier Cadieux (Les 500 premiers Cadieux, Les Canots de Satan), dont il admire le travail depuis longtemps.

« J’ai songé, à un moment, à faire moi-même les illustrations, mais ça fait tellement longtemps que je n’ai pas dessiné. J’en suis au stade où, sur une tablette graphique, quand il est temps de finaliser les choses, je peux faire des gaffes et tout effacer par erreur. Et puis, je trouvais ça le fun de confier les illustrations à un regard extérieur. Xavier a un dessin qui est très expressif, dynamique et franchement très drôle. Il y a quelque chose d’un peu naïf dans son trait », a-t-il dit.
Il a aussi expliqué avoir enraciné sa série fantastique dans l’univers onirique étant donné ses habitudes créatives et son amour pour les siestes d’après-midi.
« Dans les années 80, j’étais très intéressé par les symboles, la synchronicité. Ça m’est arrivé de noter mes rêves. Dans mon processus créatif, le sommeil et les rêves font partie de mon travail, de la façon dont je vois les choses. Quand j’écris, je vais faire des simili-siestes, sans forcément m’endormir, mais juste pour générer de nouvelles idées », a-t-il raconté à l’Agence QMI.
« Et ça fait des pauses dans ta journée », a-t-il ajouté en rigolant.
Hubert, le maître des rêves : L’apprenti
Yves P. Pelletier
Aux éditions de la Bagnole
224 pages