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Y aura-t-il d’autres grandes vedettes québécoises dans la LNH?

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2025-02-01T05:00:00Z

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Les adieux de Marc-André Fleury au public québécois ont compensé la défaite du Canadien, jeudi soir. Les amateurs présents au Centre Bell et les téléspectateurs conserveront de beaux souvenirs de cette soirée qui s’est terminée par le genre d’ovation réservée aux grands joueurs. Fleury s’en souviendra le reste de ses jours.

Ce témoignage d’affection et de respect marquait la fin d’une époque pour le hockey québécois et constituait du même coup un sombre présage.

Autrefois, pour ne pas dire il y a longtemps, la Ligue nationale regorgeait de joueurs du Québec. La plupart des grands joueurs de chez nous portaient le chandail bleu, blanc, rouge.

Les recruteurs du Canadien avaient des yeux et des oreilles partout en province. Quand un joueur survolait la ligue dans laquelle il jouait ou montrait qu’il possédait l’étoffe pour atteindre la LNH, ces gens de la place appelaient sans tarder les chasseurs de talent du Canadien.

C’est ainsi qu’on a vu arriver dans les années 1950 et 1960 les Béliveau, Plante, Talbot, Savard, Vachon, Houle, Tardif et compagnie.

Au cours de la même période, le Tricolore n’avait pas eu à aller loin pour mettre la main sur les frères Richard, les Harvey, Moore, Provost, Lemaire, Lapointe, puisqu’ils évoluaient dans sa cour à Montréal.

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La création du repêchage a brisé cette chaîne.

Marcel Dionne, premier marqueur québécois dans l’histoire de la LNH, Gilbert Perreault, Raymond Bourque, Mike Bossy, Mario Lemieux, Luc Robitaille, Vincent Lecavalier et Fleury, pour ne nommer que ceux-là, ont accompli leurs exploits avec des équipes américaines.

Le réservoir est au plus bas

Malheureusement, le hockey québécois n’est plus ce qu’il était. C’est à se demander qui sera la prochaine grande vedette québécoise dans la LNH. On peut même se demander s’il y en aura jamais d’autres.

Pour le moment, les probabilités sont inexistantes. Il ne faut évidemment jamais dire jamais, mais pour le moment, c’est le néant.

Souhaitons qu’un jour, pas trop lointain, un joueur de la trempe du Rocket, de Jean Béliveau ou de Guy Lafleur, qui formaient la Sainte-Trinité du Canadien, marche dans les traces de ces grands noms.

Les décennies allant de 1940 à 1990 ont été les meilleures du Québec en production de joueurs.

On comptait 24 Québécois sur la liste des 100 meilleurs joueurs du premier centenaire de la LNH. Plus de la moitié d’entre eux, soit 13, ont évolué avec le Tricolore ou font partie de la liste des 100 premiers marqueurs de l’histoire.

Début de siècle difficile

Depuis le début du présent siècle, le Québec est nettement moins productif dans le développement de joueurs de la LNH, tant en nombre qu’en qualité (les joueurs d’élite). On retrouve quatre noms de chez nous parmi les 50 premiers marqueurs depuis le début des années 2000.

Il s’agit de Patrice Bergeron qui occupe le 18e rang avec 1046 points, Martin St-Louis, qui n’a pas été repêché, vient au 21e rang avec 1013 points, Vincent Lecavalier est 43e avec 854 points, suivi au 49e rang d’Alex Tanguay avec 812 points.

Outre Bergeron, il faut rappeler que St-Louis, Lecavalier et Tanguay ont commencé leur carrière à la fin des années 1990.

C’est mieux du côté des gardiens avec Marc-André Fleury, Roberto Luongo et Martin Brodeur qui font partie des quatre meilleurs au chapitre des victoires. Cependant, la longue lignée des grands gardiens québécois qui étaient dominants dans la LNH est interrompue.

Deux sur 100

Actuellement, Pierre Luc Dubois (51e avec 41 points) et Jonathan Marchessault (81e avec 38 points) sont les seuls Québécois parmi les 100 premiers marqueurs de la LNH.

Chez les gardiens, les 16 victoires de Samuel Montembeault lui confèrent le 18e rang. Fleury est le seul autre Québécois avec au moins 10 triomphes, lui que l’on retrouve au 35e rang avec 11 gains.

Au point où sont les choses, on peut penser que les Québécois seront peu nombreux chez le Canadien lorsque l’équipe rejoindra le groupe des équipes compétitives. Car avec les jeunes qui vont se greffer à l’équipe au cours des prochaines années, ça devrait arriver, ne vous découragez pas.

L’organisation est entre bonnes mains, au moins.

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