Yaniv Perets jouera une autre saison dans la NCAA

Kevin Dubé
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Après une première saison exceptionnelle dans la NCAA, qui aurait pu lui ouvrir les portes du hockey professionnel, le gardien Yaniv Perets a pris la décision de retourner à l’Université Quinnipiac pour la saison 2022-2023.
Le Montréalais aurait pu opter pour un saut direct chez les professionnels alors que quelques formations avaient démontré de l’intérêt, mais il a préféré faire preuve de patience.
« Dès le départ, son objectif était de jouer deux ou trois ans dans la NCAA et ensuite prendre une décision. L’intérêt [des équipes de la LNH] est venu plus rapidement que prévu, mais Yaniv a décidé de suivre son plan », a confirmé au Journal son conseiller Jonathan Lachance.
Record
Si l’intérêt est venu plus rapidement, c’est en raison des chiffres impressionnants qu’il a montrés à sa première saison complète dans la NCAA.
Sa moyenne de 1,17 but alloué par rencontre, aidée par un impressionnant total de 11 jeux blancs en 31 sorties, lui ont permis de battre le record de tous les temps de la division 1 de la NCAA.
Ces statistiques lui ont d’ailleurs permis d’être nommé parmi les dix finalistes pour l’obtention du trophée Hobey-Baker remis au joueur par excellence de la NCAA.
Jeudi, l’organisation a toutefois annoncé les trois derniers noms toujours dans la course et Perets n’y figure pas, tout comme son ami et compatriote montréalais Devon Levi des Huskies de Northeastern.
Ce sont plutôt les attaquants Bobby Brink (Denver) et Ben Meyers (Minnesota) ainsi que le gardien Dryden McKay (Minnesota State) qui forment le trio final.
Pas de presse
Toutefois, rien ne presse dans le cas de Perets, assure son conseiller. Après tout, le gardien natif de Dollard-des-Ormeaux n’a jamais pris la voie rapide dans son parcours sportif et, jusqu’ici, ça l’a bien servi.
« Quand on regardait l’historique, tous les gardiens qui ont eu du succès chez les professionnels ont disputé entre 50 et 60 matchs dans la NCAA. C’est un peu le barème. Plusieurs joueurs, même les meilleurs espoirs comme Owen Power ou Cole Caufield ont joué deux ans NCAA. Yaniv est très content de retourner à Quinnipiac. Il va prendre son temps et quand la prochaine étape va se présenter, il va être là. Au bout du compte, peu importe où il joue, il doit arrêter les rondelles », ajoute Lachance qui travaille pour la firme The Will Sports Group.