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Y aura-t-il une rivalité Montréal-Québec en hockey féminin ?

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo portrait de Patric Laprade

Patric Laprade

2024-10-30T17:02:31Z

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Avouez que ce serait poétique, 10 ans après l’ouverture du Centre Vidéotron et 30 ans après le départ des Nordiques, que Québec soit l’hôte d’une équipe professionnelle de hockey en 2025. 

Deux nouvelles sont tombées cette semaine rendant le tout possible: la tenue d’un match de la Victoire de Montréal au Centre Vidéotron, ainsi que l’annonce d’une expansion dans la LPHF pour la saison 2025-2026.

Le marché de Québec en serait un idéal pour la LPHF, et ce, pour plusieurs raisons.

La plus évidente est la rivalité naturelle entre Montréal et Québec. Les Montréalais ont beau essayer de détester Boston ou Toronto, ce sentiment est loin de ce que les amateurs ont vécu de 1979 à 1995. À une autre échelle, on le vit avec la rivalité entre le Rouge et Or et les Carabins au football universitaire, ce qui donne aussi un fort argument pour la candidature de Québec: cette rivalité est encore très présente.

Québec coche toutes les cases

Le site web Sportico a dévoilé les critères recherchés par la ligue : 

  • La grosseur du marché 
  • La portée des médias 
  • Un amphithéâtre disponible 
  • Des possibilités économiques locales 
  • Des commandites d’entreprise à l’avant-plan 
  • Une solide base d’amateurs 
  • La présence de hockey féminin amateur  
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En ce sens, Québec coche toutes les cases ou presque.

Un peu plus de 800 000 personnes résident dans le Grand Québec. On est loin des neuf millions de Chicago ou des quatre millions à Detroit, mais la portée des médias et la couverture médiatique viennent compenser.

L’avantage du Centre Vidéotron comparativement au Little Ceasars Arena à Detroit est qu’il n’héberge pas une équipe de la LNH ou de la NBA avec un horaire accablant et compliqué. Les Remparts jouent 32 fois par saison à domicile, un nombre potentiellement appelé à diminuer dans les prochaines années. De plus, les activités dans la LHJMQ commencent à la fin septembre, soit deux mois avant celles de la LPHF. Cette saison, la Victoire débute son calendrier le 30 novembre, tandis que les Remparts auront déjà joué 14 matchs à la maison.

La LPHF : populaire au Canada

Il y a une solide base d’amateurs de hockey à Québec, puisque la moyenne d’assistance pour les matchs des Remparts est de plus de 9000 personnes. Et pour les personnes qui ont le goût de dire «hockey» et non «hockey féminin», Montréal a prouvé l’an dernier que si le produit est divertissant et intéressant à regarder, les gens seront au rendez-vous. Une moyenne de 98 067 personnes a écouté les matchs de Montréal à la télévision, tandis qu’une moyenne de plus de 9000 spectateurs a franchi les tourniquets à la Place Bell. À part St. Paul au Minnesota, les trois plus gros marchés de la LPHF sont les marchés canadiens de Montréal, Toronto et Ottawa. Ce serait surprenant qu’on ne pense pas à en ajouter un quatrième.

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Pour ce qui est du hockey féminin amateur, les Titans du Cégep Limoilou sont une institution à Québec et possiblement l’un des meilleurs programmes de niveau collégial en province. Même qu’une équipe professionnelle à Québec pourrait faire accélérer un autre dossier, soit celui d’une équipe de hockey féminin à l’Université Laval.

Un autre facteur à considérer est l’appui politique. La cheffe de Transition Québec et conseillère municipale de Limoilou, Jackie Smith, est sur ce dossier depuis plusieurs mois, tout comme le maire de Québec, Bruno Marchand.

Influencer la LNH?

L’arrivée des Nordiques dans la LNH avait eu comme conséquence un meilleur repêchage des Québécois autant par Québec que Montréal. La venue d’une équipe dans la Capitale-Nationale pourrait avoir le même effet avec les joueuses locales.

Et qui sait? Avec les Remparts et une équipe de la LPHF, est-ce que la ville de Québec deviendrait soudainement plus attrayante pour Gary Bettman et sa bande? La question mérite d’être posée.

Dans tous les cas, la première étape est le match du 19 janvier, à 13 h, au Centre Videotron. Si c’est un succès, Québec sera en bonne position pour la suite. Sinon, ce ne sont pas les candidates qui manqueront. Les villes de Detroit, Chicago, Pittsburgh, Philadelphie, Washington, Milwaukee, London, Winnipeg et Halifax devraient toutes être dans le mixte.

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