Y a-t-il plus de positif ou de négatif à la pause olympique pour le Canadien?


Kevin Dubé
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Il y a longtemps, 12 ans exactement, que les joueurs de la LNH n’ont pas eu à composer avec une pause olympique en plein milieu de saison. Certains y voient du bon, d’autres moins. Où se situe le Canadien de Montréal dans tout ça?
Il faut rappeler que le Canadien fait partie des équipes les plus «épargnées» par les différentes sélections nationales. Oui, deux piliers de l’équipe sont partis, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky. Les deux autres, Oliver Kapanen et Alexandre Texier, sont des joueurs importants, mais pas au même niveau que les deux premiers, on s’entend.
Ce qui fait donc que plusieurs gros morceaux sont tombés en vacances, les Cole Caufield, Lane Hutson, Ivan Demidov, Mike Matheson, Noah Dobson et compagnie.
«Ça commence à être long!»
La plupart en ont profité pour aller faire le plein de vitamine D dans une destination exotique et se préparent, tranquillement, à reprendre l’entraînement le 17 février lors d’une série de huit entraînements qui mènera au retour au jeu, le 26.
Parmi ceux-ci, il y a le défenseur Alexandre Carrier qui, après une petite semaine en famille dans le Sud, commence à piaffer d’impatience à l’idée de retourner sur la patinoire.
«Ça commence à être long! La première semaine a fait du bien au corps mais, là, je suis excité à l’idée de recommencer. Il est temps que ça recommence. Au moins, on passe du bon temps en famille», a-t-il reconnu à l’auteur de ces lignes lors d’un entretien dans les sous-sols du Centre Vidéotron, dimanche, lui qui était de passage au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.
«Ce repos est énorme pour nous et ça va nous donner un avantage. Des gars comme Cole, Lane ou Demidov puisque les Russes ne sont pas là, on a pu profiter de repos physique et mental. Dans le cas de Lane, je sais qu’on dit qu’il joue comme un vétéran mais il n’en est qu’à sa deuxième année. De prendre du repos, ça va aider pour le dernier sprint de 25 matchs.»

Un élan freiné
Alors, voilà pour le positif.
Parmi le négatif, il y a évidemment le risque constant qu’un des quatre joueurs de l’équipe à Milan subisse une blessure d’ici la fin de la compétition. Parlez-en aux Kings de Los Angeles, qui ont vu leur attaquant Kevin Fiala tomber au combat. Celui-ci devra rater le reste de la saison.
Mais, pour Carrier, c’est davantage le moment où survient cette pause qui n’est pas idéale pour l’équipe, qui connaissait une excellente séquence collectivement et qui a donc vu son élan être freiné par la pause forcée de près de trois semaines.
«C’est ça le côté négatif. On était sur une bonne séquence et on va vouloir garder notre momentum le plus possible. Il faudra s’assurer de retrouver nos repères le plus tôt possible et c’est pourquoi les entraînements seront super importants pour nous. Il reste 25 matchs et on est dans la course. C’est excitant parce qu’on croit en notre groupe et en tant que joueur, c’est dans ces moments que tu es excité d’aller à l’aréna. C’est pour ça qu’on joue au hockey.»