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Y'a des choses encore plus rares qu’une éclipse solaire

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-03-31T03:12:22Z

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Une éclipse solaire, une séquence de quatre gains du Canadien et une victoire contre les Hurricanes. De ces trois phénomènes rares, l’éclipse du 8 avril est probablement le seul que l’on verra cette saison.

On peut déjà éliminer la victoire contre les Hurricanes des événements à prévoir. Défait par la marque de 3 à 0, samedi soir, le Tricolore a subi un neuvième revers de suite contre la formation de Rod Brind’Amour. Son dernier gain face à cette formation remonte au 29 février 2020.

Ça fait tellement un bout que le monde n’avait même pas encore été paralysé par la pandémie. Le revers de samedi a, par le fait même, empêché les Montréalais de coller quatre victoires pour la première fois depuis les cinq successives de février 2022.

En matinée, Martin St-Louis avait émis le souhait que sa troupe continue de se rapprocher du calibre des Hurricanes. Vœu qui a été exaucé.

«C’est le plus proche qu’on a été de cette équipe-là. On a géré leur pression de bien meilleure façon [que lors des deux confrontations précédentes], a vanté l’entraîneur-chef du Canadien, au terme de la rencontre. On était beaucoup mieux organisé. On était plus équilibré sur la patinoire, plus engagé au niveau de l’anticipation du déplacement de la rondelle.»

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Manque d’opportunisme

Ce faisant, en dépit de l’absence de Kaiden Guhle, qui purgeait son match de suspension pour avoir dardé Travis Konecny, jeudi, le Tricolore n’a rien donné aux Hurricanes à forces égales.

Ce sont les unités spéciales qui ont fait la différence. Jordan Staal a ouvert la marque en désavantage numérique, puis Sebastian Aho a ajouté au pointage avec l’avantage d’un homme (le dernier a été marqué par Seth Jarvis dans un filet désert).

Le Canadien a même dominé 14 à 11 au chapitre des tirs au but en deuxième période. Une statistique digne de mention considérant que cet engagement est celui au cours duquel les Hurricanes sont les plus productifs. Ce qui est tout le contraire du Tricolore.

«On n’a pas été opportunistes sur les occasions de marquer que nous avons obtenues en deuxième période. Et à 2 à 0, les Hurricanes, c’est une équipe difficile à remonter», a fait valoir St-Louis.

Koktaniemi dans l’indifférence

Dans le cadre de sa quatrième visite au Centre Bell depuis qu’il a accepté l’offre hostile des Hurricanes en septembre 2021, Jesperi Kotkaniemi est passé pratiquement inaperçu. Caché sur un quatrième trio, le premier choix du Canadien en 2018 n’évolue même plus au centre. Aucun temps d’utilisation sur l’attaque massive ni, bien sûr, en désavantage numérique.

Le Finlandais avait connu un début de saison quand même intéressant. À ses 22 premiers matchs de la campagne, il avait récolté 15 points. Mais, depuis le 1er décembre, c’est pratiquement le calme plat. L’attaquant de 23 ans a été limité à 10 points en 52 matchs lors de cette période.

Et, comme ce fut le cas samedi (11 mins 28s), il joue à peine plus de 10 minutes par match. Dire que les Hurricanes doivent lui verser une moyenne de 4,82 M$ par saison jusqu’en juillet 2030. Ça fait cher de la minute.

D’ailleurs, Kotkaniemi n’a pas eu droit à la traditionnelle salve de huées réservée aux anciens joueurs du CH ou à un adversaire détesté. Silence radio chaque fois qu’il touchait la rondelle. Jusqu’en milieu de troisième période où on sentait que les partisans cherchaient à faire sortir leur frustration de toutes les façons possibles.

Le traitement du silence et de l’indifférence est pas mal le pire affront qu’un athlète peut subir. Pire que des huées.

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