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Un deuxième rendez-vous que Sakic ne ratera pas

Le match Avalanche-Canadien aurait dû être présenté à Québec

Capture d’écran tirée d’Instagram, Avalanche
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-01-29T00:00:00Z

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Joe Sakic n’accompagne plus toujours l’Avalanche du Colorado sur la route depuis qu’il cumule les fonctions de président des opérations de l’équipe. Mais il ne ratera pas le match que son équipe disputera contre le Canadien dans l’uniforme bleu des Nordiques, jeudi soir, au Centre Bell.

D’autant plus qu’il n’avait pu assister au premier rendez-vous du 29 novembre dernier à Denver en raison d’un engagement familial en Europe.

Le premier marqueur de l’histoire de la concession Colorado-Québec est arrivé en ville mercredi.

Une première depuis 1995

Ce sera la première fois que l’on reverra le chandail fleurdelisé pour un match contre le Tricolore en plus de 30 ans à Montréal. La dernière confrontation Canadien-Nordiques en sol montréalais avait eu lieu le 5 avril 1995 au Forum.

Cette rencontre avait marqué les débuts avec le Tricolore de Pierre Turgeon et de Vladimir Malakhov, acquis le même jour des Islanders de New York en retour de Kirk Muller, de Mathieu Schneider et de Craig Darby. J’avais eu la chance d’annoncer cet échange en primeur dans notre édition du jour.

Turgeon avait marqué un but et récolté deux mentions d’aide, tandis que Malakhov avait obtenu deux passes dans une victoire de 6 à 5 du Canadien.

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Or, le Tricolore avait raté les séries pour une première fois en 25 ans lors d’une saison qui avait été réduite à 48 matchs en raison d’un lock-out.

«J’ai hâte au match de jeudi!» lance Sakic lors d’une conversation téléphonique.

La magie du Forum

Je ne sais pas si l’auditoire qui remplira le Centre Bell reverra les Nordiques à travers l’Avalanche, mais l’ambiance devrait être au maximum. Quand je mentionne à Sakic que l’amphithéâtre du Canadien est devenu le plus bruyant de la Ligue nationale, il est plus ou moins surpris.

«Tous les joueurs des Nordiques de mon époque, anglophones comme francophones et européens, aimaient jouer au vieux Forum, se souvient-il.

«L’atmosphère qui y régnait différait vraiment de ce qu’on ressentait ailleurs dans la ligue. Il y avait beaucoup de vie aussi au Colisée de Québec quand on recevait la visite du Canadien.»

Sakic avait l’habitude de s’illustrer contre le Tricolore, comme en fait foi sa fiche de 22 buts et 57 mentions d’aide pour un total de 79 points en 62 matchs.

Le 26 avril 1995, les grands rivaux québécois s’affrontaient une dernière fois à Québec. Un mois plus tard, les Nordiques quittaient la Vieille Capitale pour Denver, la capitale du Colorado.

En mars 1996, le hockey professionnel québécois subit un autre bouleversement, alors que le Canadien fait ses adieux au Forum pour emménager dans ce qui était alors connu comme le Centre Molson.

Pourquoi pas à Québec?

À bien y penser, le match de jeudi aurait dû être présenté au Centre Vidéotron. Ça aurait été une belle fleur à offrir à la population de Québec. Mais comme il s’agit d’une rencontre locale pour le Tricolore, on peut comprendre que la direction tenait à ce que le match soit disputé à Montréal.

Il n’est toutefois pas dit que l’Avalanche ne pourrait pas disputer quelques matchs locaux à Québec.

Comme il l’avait déclaré au confrère Stéphane Cadorette l’automne dernier, Sakic demeure ouvert à cette idée. Mais il affirme qu’aucune discussion à cet effet n’a encore eu lieu avec les instances impliquées.

«Le calendrier sera porté à 84 matchs la saison prochaine, ce qui veut dire que chaque équipe disputera un match de plus à domicile. Chaque année, on voit aussi des matchs du calendrier régulier présentés en Europe», fait valoir Sakic.

Rien ne se gagne d’avance

Pour le moment, c’est business as usual et, sur la glace, la formation du Colorado n’en finit plus d’accumuler les victoires.

«Je vois des similitudes entre notre formation actuelle et nos deux premières éditions championnes de la Coupe Stanley [1996 et 2001]. On a du talent, de la rapidité et on joue en équipe, observe Sakic.

«Mais ce n’est certainement pas le temps de crier victoire. La Ligue nationale est une trop bonne ligue pour qu’une équipe se détache du peloton sans coup férir.»

Comme le dit un vieil adage sportif, toute équipe est aussi bonne que son dernier match.

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