WTA: la numéro 1 mondiale battue dans une finale repoussée à cause de la religion


Mylène Richard
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MUNICH, Allemagne | Huit ans après son triomphe à Roland-Garros à seulement 20 ans, la Lettonne Jelena Ostapenko a retrouvé ses sensations sur terre battue, en remportant lundi le tournoi WTA 500 de Stuttgart, s’offrant au passage le scalp des deux premières mondiales.
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En finale, Jelena Ostapenko a dominé la numéro un mondiale, la Bélarussienne Aryna Sabalenka, en deux manches de 6-4 et 6-1 en un peu moins d’une heure et demie, alors qu’elle n’avait jamais réussi à la battre lors de leurs trois premières rencontres.
Chose inhabituelle, la finale s’est déroulée cette année un lundi en raison de la semaine de Pâques. En Allemagne, sauf dérogation spéciale, que le tournoi ATP de Munich a demandée et obtenue, il est interdit de pratiquer toute activité le Vendredi saint, décalant ainsi d’un jour les trois derniers tours du tournoi WTA.

Swiatek aussi
Jeudi, en quarts de finale, Ostapenko avait une nouvelle fois pris le meilleur sur la numéro deux mondiale, la Polonaise Iga Swiatek, en trois manches (6-3, 3-6 et 6-2) et plus de deux heures. Elle a signé là son sixième succès en autant de rendez-vous face à la quadruple lauréate de Roland-Garros (2020, 2021, 2022 et 2024).
Lundi, Ostapenko a pu s’appuyer sur sa première balle (près de 60%), remportant plus de 80% des points derrière son premier service. Elle a en permanence agressé Sabalenka en retour de service, à l’image de la balle de match plantée sur un retour en coup droit court croisé imparable.
«Un grand merci à mon équipe, qui me soutient toujours, dans les bons et les mauvais jours. Je sais que ce n’est pas toujours facile avec moi», a glissé la Lettonne après sa victoire.
À 27 ans, elle a disputé sa première finale dans le circuit sur terre battue depuis son sacre, à la surprise générale, sur l’ocre parisien en 2017. Elle a décroché son neuvième titre WTA, le premier depuis Linz, en Autriche, sur surface dure, en février 2024.
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Quatrième finale perdue pour Sabalenka
Arrivée 24e mondiale à Stuttgart, elle est maintenant 18e au classement de la WTA et débute ainsi de façon idéale la saison européenne sur terre battue. Celle-ci se prolongera avec les tournois 1000 de Madrid (où le Québécois Gabriel Diallo a gagné lundi son premier match des qualifications en deux manches identiques de 6-3 face à l’Américain Nicolas Moreno de Alboran) et de Rome, puis culminera à Roland-Garros du 25 mai au 8 juin.
Sabalenka s’incline de son côté pour la quatrième fois en finale à Stuttgart.
En 2021, 2022 et 2023, elle s’était chaque fois inclinée contre la numéro un mondiale, l’Australienne Ashleigh Barty, puis deux fois contre Swiatek.
Face à Ostapenko, elle a manqué la première balle sur son service, mais même quand elle est parvenue à la passer (52%), elle n’a remporté que la moitié des points (18 sur 34).
Dabrowski championne
Par ailleurs, la Canadienne Gabriela Dabrowski et sa partenaire Erin Routliffe ont été couronnées championnes du double à Stuttgart grâce à un gain de 6-3 et 6-3 en finale contre la Russe Ekaterina Alexandrova et la Chinoise Zhang Shuai.
Ce triomphe est le premier de la saison pour les favorites en Allemagne et aussi un premier sur terre battue après une saison 2024 prolifique lors de laquelle Dabrowski et Routliffe ont conquis le titre des finales de la WTA.

Ailleurs
La veille, l’Ukrainienne Elina Svitolina s’est logiquement imposée contre la Serbe Olga Danilovic 6-4 et 7-6(8) en finale du tournoi WTA 250 de Rouen.
Chez les hommes, l’Allemand Alexander Zverev s’est offert un joli cadeau d’anniversaire pour ses 28 ans avec le titre à Munich en battant l’Américain Ben Shelton 6-2 et 6-4. Il a ainsi devancé l’Espagnol Carlos Alcaraz au deuxième rang de l’ATP.
À Barcelone, le Danois Holger Rune a triomphé face à Alcaraz, diminué physiquement, en deux manches 7-6(6) et 6-2, ce qui lui a permis de réintégrer le top 10 mondial (9e).
– Avec Mylène Richard, Le Journal de Montréal