Wolverine peut-il glisser jusqu’au CH?


Nicolas Cloutier
Partager
Le 9 mars dernier, Carter Bear, espoir très en vue du repêchage 2025 de la Ligue nationale de hockey (LNH), subissait une blessure fort inquiétante qui coupait court à sa saison un peu avant le début des séries éliminatoires dans la Ligue junior de l’Ouest (WHL).
Cet incident explique pourquoi Bear, que le consensus voyait dans le top 10, pourrait glisser le 27 juin à Los Angeles. Les équipes qui repêchent au milieu du premier tour, comme les Canadiens de Montréal, surveilleront étroitement cette situation. Une blessure de la même nature avait fait chuter Peyton Krebs au 17e échelon à son année de repêchage, alors qu’il était pressenti pour être sélectionné autour du 10e rang.
Victime d’une lacération partielle du tendon d’Achille, blessure très sérieuse pour tout athlète, lors d’un affrontement avec les Winterhawks de Portland, Bear a dû passer sous le bistouri quatre jours plus tard. Mais par on ne sait quel miracle, il était de retour sur la glace après seulement deux mois.
«Je suis bien en avant de l’échéancier, a-t-il constaté en entrevue avec TVA Sports. Je suis reconnaissant. Jusqu’ici, ça va vraiment bien.»
Bear a-t-il des gènes de mutant pour se régénérer comme Wolverine? Allez savoir. Le principal intéressé lui-même ne comprend pas trop.
«Je ne sais si ce sont mes gènes. Je suis ainsi fait, je suppose. Je crois que mon corps brûlait d’envie de retourner sur la patinoire», a-t-il émis en guise d’hypothèse.
Le joueur étoile des Silvertips d’Everett n’est pas sorti du bois pour autant. Il sera bel et bien au Combine à Buffalo comme prévu, mais il fera l’impasse sur les tests physiques.
«Je me sens très bien, le tendon a guéri. L’ennui, c’est qu’en ce moment, je n’ai aucune force», a précisé Bear, qui demeure tout de même optimiste d’être presque à 100% de sa forme au prochain camp d’entraînement des Silvertips.
Une lacération du tendon d’Achille ne peut être prise à la légère à un si jeune âge. Les équipes de la Ligue nationale de hockey doivent gérer les facteurs de risque, surtout lorsqu’elles se prononcent au premier tour du repêchage, et elles voudront s’informer des probabilités de récidive dans le cas de Bear.
«Je ne suis pas un docteur, mais [les médecins] étaient optimistes à la suite de l’opération, a précisé le directeur général des Silvertips, Mike Fraser. Ils ne croient pas que son coup de patin sera affecté. L’enjeu pour lui sera vraiment de se remettre dans le bain et de retrouver sa vitesse de croisière.»
Le Combine pourrait offrir à ces formations la clarté dont elles ont besoin. Bear, comme tous les autres espoirs, devra se soumettre à une batterie de tests médicaux cette semaine, en plus de ses entrevues avec les dirigeants.
«Là-bas, je veux juste être moi-même, a mentionné le sympathique jeune homme, de sa voix rauque. C’est ce que les équipes veulent. Je ne veux pas avoir peur. Je crois être une bonne personne.»