Wimbledon: même s'il gagne, la situation n'est pas idéale pour Denis Shapovalov


Jessica Lapinski
Partager
LONDRES | Même s'il a accédé au troisième tour de Wimbledon jeudi, Denis Shapovalov estime que la situation est «loin d'être idéale» durant cette quinzaine londonienne. En raison de la pluie qui a chamboulé les horaires de compétition mardi et mercredi, le Canadien se retrouve à devoir jouer trois matchs en autant de jours.
Un fait rarissime en Grand Chelem, où les athlètes profitent généralement d'une journée de pause entre leurs rencontres.
Qui plus est, après avoir terminé son match en fin d'après-midi mercredi, le 26e favori était de retour sur le terrain vers l'heure du dîner jeudi, pour affronter le Français Grégoire Barrère (49e mondial), qu'il a battu 6-3, 6-4 et 7-6 (7).
«Je pensais qu'ils allaient me mettre à l'horaire un peu plus tard, a soulevé le Canadien, qui souffre d'un genou endolori, à l'instar de son compatriote Félix Auger-Aliassime. Mais c'est la vie lorsqu'il y a des délais de pluie dans un tournoi majeur. Ils doivent jongler avec les horaires et c'est un peu difficile.»
20 minutes sur gazon
«Shapo» pourra toutefois profiter d'un repos légèrement plus long, vendredi. Il disputera le troisième match de la journée contre un favori local, Liam Broady, 142e joueur au monde.
En raison de la pluie, Bianca Andreescu a quant à elle dû attendre deux jours de plus pour remporter sa rencontre de premier tour face à la Hongroise Anna Bondar, 110e raquette mondiale (6-3, 3-6, 6-2).
Blessée au poignet (rares sont les joueurs canadiens qui ne souffrent pas un peu en ce moment!), la 50e mondiale se réjouissait le week-end dernier de n'amorcer son tournoi que mardi.
Une attente «frustrante»
Mais cette attente supplémentaire n'a pas nécessairement été bénéfique pour la championne du US Open 2019, qui n'a pu frapper que «45 minutes en deux jours», dont «20 minutes sur gazon».
«Cette attente est frustrante, surtout que certains joueurs sont déjà au troisième tour», a soulevé Andreescu, qui affrontera la 26e tête de série, l'Ukrainienne Anhelina Kalinina, vendredi. «Mais c'est la réalité de plusieurs joueurs en ce moment.»
«Je tente juste de contrôler ce qui est en mon pouvoir, a-t-elle poursuivi. Et ce genre de choses, je ne peux rien y faire tant que je ne serai pas parmi les favorites à nouveau [ces dernières ont plus souvent droit aux stades dotés d'un toit rétractable].»
«Ce qui sera bientôt», a-t-elle ajouté en souriant.