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William Stanback reste calme face à l’incertitude

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2024-01-13T14:50:11Z

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C’était la fête au gymnase de l’école élémentaire Gardenview située dans l’arrondissement Saint-Laurent, hier matin. Une partie des 900 élèves de l’établissement y attendait l’arrivée de la coupe Grey et de deux joueurs des Alouettes.

Au premier rang, un garçonnet de la maternelle âgé de cinq ans et prénommé Kingston portait un chandail des champions en titre du football canadien, orné du numéro 31 à l’endos. Sa mère Cailyn était assise en retrait à l’avant, sa fille de deux ans, Charlie, assise sur ses genoux. 

Il s’agissait, vous l’aurez deviné, de la famille du porteur de ballon William Stanback, qui s’est présenté dans la salle accompagné du colosse Jamar McGloster, joueur de ligne offensive de son état. Les enfants qui voulaient connaître sa taille ont poussé un grand cri à l’unisson quand McGloster leur a indiqué qu’il mesurait six pieds sept pouces.

Et 308 livres bien comptées!

Deuxième chez-lui

Les deux porte-couleurs des Alouettes étaient contents d’être là. Stanback est natif de Hempstead, municipalité de Long Island. Il a fréquenté une école secondaire de Uniondale, jadis le domicile des Islanders de New York, mais le hockey n’est pas sa tasse de thé. 

Montréal est son deuxième chez lui. Son lien avec la communauté montréalaise est fort. 

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En 2019 et 2021, il a dominé les porteurs de ballon de la Ligue canadienne avec des gains au sol et aériens totalisant plus de 2600 verges pour les deux saisons. Mais en 2022, il a été victime d’un mauvais coup du sort en subissant une blessure à la cheville gauche lors du match d’ouverture, à Calgary. Tenu à l’écart du jeu pour six matchs, il a terminé la saison avec des gains de 153 verges en 34 courses. 

L’an dernier, il a récolté 800 verges de gains en 147 portées. Il a raté un match en raison d’une blessure à un poignet, après quoi il a été laissé de côté pour deux rencontres.

Malgré ses bons états de service et sa belle tenue lors du match de la Coupe Grey, son avenir avec les Alouettes n’est pas assuré. S’il ne signe pas de contrat avant le 13 février, il deviendra joueur autonome. 

La situation ne semble pas le rendre amer. Il en parle avec calme et il se considère toujours comme un membre à part entière de l’organisation. Sa présence à l’activité tenue à l’école de son fils en fait foi. Il a signé quantité d’autographes et posé avec toutes les personnes qui lui en ont fait la demande, élèves comme enseignants et directeurs de l’école et de la commission scolaire.

Un vrai professionnel, ce M. Stanback.

Arrivée d’un champion du Super Bowl

Et où en sont ses négociations contractuelles avec Danny Maciocia?

«On discute, ça va de l’avant, indique-t-il, mais sans entrer dans les détails.

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«Je me sens toujours bienvenu à Montréal. Je n’ai que des belles choses à dire au sujet des Alouettes. Si on me donne l’opportunité de poursuivre ma carrière ici, vous m’en verrez extrêmement heureux. 

«Mon but est d’en venir à une entente qui sera satisfaisante pour les deux parties.»

En termes de salaires, on ne parle pas de millions de dollars quand il est question de la Ligue canadienne. Selon le site 3 DownNation.com, Stanback aurait touché 160 000$ lors de la dernière saison.

Reste que les équipes de la LCF sont assujetties à un plafond salarial.

À la fin novembre, Maciocia a déclaré qu’il lui faudrait faire un choix entre Stanback et ses deux autres porteurs de ballon Jeshrun Antwi et Walter Fletcher en marge de la prochaine campagne.

Or, dans les heures suivant ma rencontre avec Stanback, les Alouettes ont annoncé avoir mis sous contrat Mike Weber, qui a remporté une bague du Super Bowl à titre de membre de l’équipe d’entraînement des Chiefs de Kansas City, en 2020.

Voilà qui pourrait compliquer le portrait pour Stanback.

Reconnaissance éternelle 

Mais quoi qu’il arrive, Stanback demeurera reconnaissant envers les Alouettes.

«J’ai tenté ma chance sans succès dans la Ligue nationale (Packers de Green Bay). Les Alouettes sont la première organisation à m’avoir donné une vraie occasion de faire mes preuves, dit-il.

«Je pratique un sport merveilleux avec une bonne équipe. Mes années avec les Alouettes m’ont permis de devenir la meilleure version de moi-même, en tant que personne et joueur.» 

En attendant, Stanback et sa famille continuent de couler des jours heureux à Montréal. Sa conjointe se fait à l’hiver, elle qui est native d’Atlanta, en Géorgie, et qui habite ici depuis deux ans. 

«J’adore la ville», affirme Stanback.

«Je me suis accoutumé à la langue française et à la culture de la ville. Les gens m’apprécient et je peux en dire tout autant à leur égard.»

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