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Will Smith: un faible pour le Canadien

Rena Laverty / USA Hockey’s NTDP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-06-05T21:49:04Z

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LAS VEGAS | C’est devenu une tradition. Chaque année, les principaux espoirs en vue du repêchage de la LNH sont invités à assister à l’un des matchs de la finale de la Coupe Stanley.

Pour ces jeunes hommes de 18 ans, c’est l’occasion de vivre une première journée dans la peau d’un joueur de la LNH et de sentir la frénésie qu’ils pourraient vivre si la chance d’atteindre la ronde ultime leur sourit un jour. 

C’est la chance qu’a eue Connor Bedard, Leo Carlsson, Adam Fantilli et Will Smith, lundi.

Ce qui est également devenu une tradition, c’est cette réponse classique qui veut que les espoirs ne soient pas regardants sur l’identité de l’équipe qui prononcera leur nom, sur le podium, lors du repêchage.

Évidemment, c’est celle qu’a servie Will Smith lorsqu’on lui a demandé où il s’imaginait.

Mais le lien était trop facile à faire. Originaire de Lexington au Massachusetts, l’attaquant a porté, de l’âge de 12 à 15 ans, les couleurs des Junior Eagles de Boston. Au cours de ces trois saisons, de 2018 à 2021, c’est Kent Hughes, l’actuel directeur général du Canadien, qui se trouvait derrière le banc.

«Je lui ai parlé [à Hughes] un peu dernièrement. Mais il y aura assurément plus de discussions lors du Combine. Par la suite, on verra ce qui se passera», a raconté Smith.

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Alors, on s’est permis d’insister un peu. «Si le choix te revenait, Will? Le Canadien?»

«Peut-être dans ma tête», a-t-il admis du bout des lèvres.

«Mais peu importe où je serai réclamé, je serai heureux», a-t-il pris soin d’ajouter rapidement.

Dans le bain de Montréal

Martin Chevalier / JdeM
Martin Chevalier / JdeM

Comme on le disait, Smith est originaire de la banlieue de Boston. Il sait ce que ça signifie, vivre dans un marché de hockey. Il connaît également la rivalité entre le Canadien et les Bruins.

En plus, il a eu l’occasion de constater tout l’engouement qu’il y a autour du Tricolore. Il était assis dans les gradins du Centre Bell, l’an dernier, lorsque le Tricolore a médusé la foule en sélectionnant Juraj Slafkovsky au détriment de Shane Wright et Logan Cooley.

«J’ai assisté au repêchage l’an dernier. J’ai vu toute la passion des partisans. J’ai pu comprendre le genre d’atmosphère dans laquelle cette équipe évolue», a-t-il raconté.

D’ailleurs, Smith, comme les trois autres espoirs, était impatient de voir en personne le spectacle et l’ambiance qui entourent un match de hockey à Vegas. Particulièrement en finale.

«Je me souviens d’avoir assisté à l’un des deux premiers matchs de la finale entre les Bruins et les Blues, a raconté Smith. C’était vraiment fou. Par contre, je n’étais pas dans l’aréna, mais dans la zone des spectateurs à l’extérieur.»

L’or en tête

Ce deuxième match entre les Panthers et les Golden Knights promettait donc d’être une belle conclusion pour ces quelques jours dans la capitale du vice. 

«Je n’étais jamais venu à Vegas. La Strip et tout, c’est vraiment cool, a-t-il raconté. Ce matin, on a rencontré des joueurs: Jack Eichel, Alex Pietrangelo et quelques joueurs de la Floride. Ils m’ont tous dit d’apprécier ce moment le plus possible, que le temps passe vraiment vite.»

En effet, le temps passe vite. Mais Smith patientera un peu avant de faire le saut dans la LNH. Il est déjà assuré qu’il s’alignera avec les Eagles de Boston College, dans la NCAA, la saison prochaine.

Il portera fort probablement les couleurs de l’équipe américaine lors du prochain Championnat mondial junior. Il tentera de savourer une deuxième médaille d’or consécutive sur la scène internationale, après celle remportée avec les moins de 18 ans.

«Cette médaille d’or, c’est ce dont je suis le plus fier cette saison. C’était notre objectif depuis le premier jour.»

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