Waze, Picasso et les joueurs d'échec: voici le top 10 des meilleures analogies de Martin St-Louis en 2023


Jonathan Bernier
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Depuis qu’il est en poste derrière le banc, Martin St-Louis ne cesse de nous émerveiller avec ses analogies et ses métaphores. En illustrant ses idées d’exemples de la vie courante, l’entraîneur-chef du Canadien rend son message plus compréhensible et moins lassant.
En 2023, St-Louis nous a offert quelques perles de sagesse. Assez pour en faire un top 10.
10. Comme en amour (21 novembre)
Souhaitant mettre un terme à une séquence de quatre revers, Martin St-Louis a, pendant deux jours, soumis ses joueurs à des entraînements spécifiquement axés sur le travail et les batailles le long des rampes. Des détails souvent essentiels à la victoire.
«Ce sont des choses qui ne sont pas nécessairement le fun, mais il faut que tu les fasses comme si t'étais en amour!»
«Comme vider le lave-vaisselle, par exemple?»
«Ouais, c'est ça!»
9. Température constante (18 novembre)
L’émotion risquait d’être à son paroxysme dans le cadre de cette visite du Canadien à Boston. Soirée au cours de laquelle les Bruins allaient honorer les membres des équipes championnes de 1970 et 1972. La discipline allait être le mot d’ordre. Surtout pour Brendan Gallagher, abonné récent du cachot.
«C’est un samedi, à Boston. Il faut qu’on soit un thermostat, pas un thermomètre. Il faut se régler.»
8. Le train (21 janvier)
On connaissait l’expression «bâtir un avion en plein vol», mais pas celle impliquant la construction d’un train. Les hommes de St-Louis ont apparemment réussi ce tour de force lors d’une victoire acquise contre les Maple Leafs, en prolongation.
«On essaie de bâtir un train. Y a des gars qui vont entrer et sortir du train. Les gars qui sont dans le train doivent prendre soin du train. De comment on veut faire les choses, la culture et tout. Ce soir, on a fait ça.»
7. Un chiot (11 janvier)
Le plan, le processus et la progression sont des principes chers aux yeux de St-Louis et de l’organisation. Depuis qu’elle est sous la férule de l’ancienne vedette du Lightning, l’équipe a franchi différentes étapes dans son évolution. À commencer par celle-ci:
«Nous ressemblons à un chiot. Tu peux dresser un chiot. Il se comportera bien pour deux semaines, mais tu sais qu’il finira par encore s’échapper avec un pipi sur le tapis. Ça ne veut pas dire que tu n’aimes pas ton chiot. Je sais qu’on s’échappera sur le tapis encore comme équipe. Comme entraîneur, nous devons toutefois aider nos joueurs pour qu’ils restent productifs. Ils doivent apprendre à se coucher et à donner la patte. Avec le temps, nous savons qu’il y aura de l’amélioration. Il y aura des accidents en chemin, mais ça fait partie de la jeunesse.»
6. L’enfant plus âgé (20 septembre)
Puis, à l’ouverture du camp d’entraînement, St-Louis estimait que son équipe était rendue à une autre étape de son évolution.
«L’an dernier, on restait comme un enfant ou un bébé. Tu ne demandes pas la même chose à un bébé comparativement à un garçon de sept ou huit ans. Tu dois t’occuper du bébé. Un enfant plus âgé, tu peux lui donner des responsabilités comme brosser ses dents et faire son lit.»
5. Pas un Picasso (23 octobre)
L’entraîneur-chef du Canadien aime bien utiliser cette expression lorsqu’il a l’impression que ces ouailles étaient tout croche sur la surface de jeu. Parfois, ça n’empêche pas l’équipe de gagner. Comme ce fut le cas, ce soir-là, à Buffalo.
«Ce n'était pas un Picasso, ce n'était rien de parfait, mais on s'est bien défendus, mais on est restés patients et on a trouvé une manière de gagner.»
4. Des joueurs d’échecs, des joueurs de dames (25 septembre)
Au terme du premier match préparatoire de Logan Mailloux, St-Louis a utilisé cette métaphore pour illustrer la différence entre le comportement qu’un joueur doit adopter sur une patinoire de la LNH et ce qu’il peut se permettre lorsqu’il gravit les échelons.
«Dans les rangs juniors, les gars jouent aux dames. Dans la Ligue nationale, ils doivent apprendre à jouer aux échecs. Ils doivent apprendre à lire le jeu. À analyser ce qui se déroule devant eux. C'est plus difficile. Mais dans la Ligue nationale, la game d'échec est plus importante que la game de dames.»
3. Les chaises (20 septembre)
Martin St-Louis n’a pas mis de temps à reprendre ses bonnes habitudes. Dès l’ouverture du camp d’entraînement, le Lavallois a lancé cette analogie popularisée par Alain Vigneault pour décrire les luttes auxquelles on pouvait s’attendre au cours des semaines suivantes.
«Tu veux toujours aller chercher la meilleure chaise possible. Mais tu dois rester réaliste aussi et tu dois savoir qui sont les joueurs assis dans des chaises devant toi. Tu dois prendre une chaise et jouer le rôle de cette chaise-là. Mais toujours en essayant de monter de chaise. Tu dois comprendre le rôle que l’entraîneur cherche à te donner. Il ne faut pas avoir peur de voler une chaise, même si tu es un gars de la Ligue américaine. Il y a toujours des chaises qui se volent.»
2. Waze (6 novembre)
Aux journalistes qui s’inquiétaient de la progression de Juraj Slafkovsky, Martin St-Louis a démontré qu’il n’était pas inquiet en comparant celle-ci à Waze, une application d’indication routière. Bref! Il n’est pas passé par quatre chemins. La pognez-vous?
«Vous utilisez Waze comme application quand vous partez à un endroit en voiture. [...] Parfois, tu frappes du trafic sur ton chemin. Qu’est-ce qui arrive au temps? Il monte. [...] Si tu manques une sortie, tu deviens en maudit et tu retournes chez toi ou tu attends qu’elle te trouve un nouveau chemin? [...] C’est ça qu’on fait avec Slaf. Il s’en va dans une belle destination. On ne sait pas exactement combien de temps ça lui prendra. Il y a parfois du trafic, il ne doit pas se décourager ou se fâcher. Il y a des fois aussi où il manquera une sortie. Mais ce n’est pas grave. Il se replacera.»
1. La game dans la game (2022)
«Je veux qu’ils amènent leur game en dedans de notre game. Tu peux pas juste jouer ta game. Il faut que tu joues la game. T’amènes ta game à la game.»
Cette envolée lyrique est immédiatement devenue un classique. Mais puisqu’elle date de 2022, elle n’aurait normalement pas dû être admissible au classement de cette année. Toutefois, Hydro-Québec l’ayant reprise dans une campagne publicitaire qui roule en boucle depuis l’automne et qui met en vedette St-Louis lui-même, on s’est dit qu’on ne pouvait pas passer à côté.