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Washington dévoile sa liste noire du trafic des êtres humains

Getty Images via AFP

AFP

2024-06-24T23:18:47Z

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Les États-Unis ont dévoilé lundi leur rapport annuel sur le trafic des êtres humains dans le monde. L’accent y est mis sur le rôle des technologies. Plusieurs pays sont récompensés pour leurs efforts comme l’Afrique du Sud, mais d’autres, comme l’État de Brunei, réprimandés.

«Le gouvernement sud-africain ne respecte pas entièrement les normes minimales pour l’élimination de la traite des êtres humains, mais il déploie des efforts significatifs pour y parvenir», tout comme l’Algérie, l’Égypte et le Vietnam, souligne-t-on dans ce rapport, où ces pays glissent vers une catégorie supérieure.

À l’opposé, le sultanat de Brunei, membre de l’Asean, est rétrogradé dans la catégorie des pays de «niveau 3», c’est-à-dire qui n’en font pas assez pour lutter contre la traite des êtres humains.

De même, le Soudan, plongé dans une guerre dévastatrice depuis un an entre l’armée et les paramilitaires.

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«Nous avons pu constater un trafic par le gouvernement du Soudan, à travers le recrutement d’enfants soldats», a déclaré à la presse Cindy Dyer, la diplomate responsable de ce dossier au département d’État.

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Dans le rapport annuel du département d’État sur le trafic d’êtres humains, on établit une liste de pays qui font des efforts pour combattre ce fléau et d’autres qui, aux yeux de Washington, n’en font pas suffisamment.

Cette mise à l’index peut entraîner des sanctions ou le retrait de l’aide américaine.

Parmi les pays de la liste noire, treize sont aussi accusés de se livrer directement au trafic d’êtres humains: l’Afghanistan, le Belarus, la Birmanie, la Chine, Cuba, l’Érythrée, la Corée du Nord, l’Iran, la Russie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Turkménistan.

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Dans cette édition 2024, les États-Unis examinent en particulier «le rôle croissant de la technologie numérique dans la traite des êtres humains», a relevé le secrétaire d’État américain Antony Blinken en présentant le rapport qui porte sur 188 pays, dont les États-Unis.

Il cite en particulier les trafiquants qui «ciblent et recrutent des victimes en ligne par le biais des réseaux sociaux, des applications de rencontres et des plateformes de jeux, et effectuent des transactions financières avec des cryptomonnaies opaques».

M. Blinken a en particulier relevé le cas de trafiquants qui utilisent de fausses offres d’emploi pour attirer les personnes loin de chez elles, celles-ci se retrouvant par exemple «en Birmanie sans liberté de mouvement».

Au total, quelque 27 millions de personnes dans le monde font l’objet d’un trafic d’êtres humains, qui rapporte annuellement, selon les chiffres de l’Organisation internationale du Travail (OIT), environ 236 milliards de dollars en revenus illégaux.

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