Washington autorise le départ de son personnel non essentiel du Liban
Agence France-Presse
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Les États-Unis ont autorisé mardi le départ de personnel non essentiel, ainsi que leurs familles, de leur ambassade à Beyrouth face à la dégradation des conditions de sécurité au Liban dans le sillage de la guerre entre Israël et le Hamas.
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Dans le même temps, les États-Unis ont relevé de 3 à 4 (le plus élevé) le niveau d'alerte de leur avis aux voyageurs, déconseillant à tout ressortissant américain de se rendre au Liban.
Cet avis remplace un précédent communiqué émis le 13 juillet dernier.
«Ne voyagez pas au Liban en raison de la situation sécuritaire imprévisible liée aux tirs de roquettes, de missiles et d'artillerie entre Israël et le Hezbollah ou d'autres factions armées militantes», dit un communiqué du département d'État diffusé dans la soirée.
Des affrontements entre le Hezbollah libanais, allié du Hamas, et l'armée israélienne se sont multipliés ces derniers jours à la frontière.
Par ailleurs, le Hezbollah a appelé à observer une «journée de colère» mercredi pour condamner un tir meurtrier contre un hôpital de la bande de Gaza, un «massacre» dont il accuse Israël.
L'appel du Hezbollah a été lancé alors que des centaines de manifestants étaient rassemblés devant l'ambassade des Etats-Unis à Awkar, dans la banlieue nord de la capitale Beyrouth, où ils ont scandé «mort à l'Amérique» et «mort à Israël», selon des correspondants de l'AFP.
Depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas islamiste palestinien en Israël le 7 octobre, les affrontements à la frontière israélo-libanaise ont fait une vingtaine de morts côté libanais, en majorité des combattants, mais aussi un journaliste de l'agence Reuters et deux civils. Côté israélien, au moins trois personnes ont été tuées.