Washington annonce des sanctions visant des personnes considérées proches du Hezbollah
AFP
Partager
Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d’être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d’« entraver la paix et le désarmement » du groupe libanais pro-iranien.
• À lire aussi : 80e jour de guerre au Moyen-Orient : Donald Trump dit avoir renoncé à une attaque prévue mardi contre l’Iran
• À lire aussi : L’Iran annonce officiellement la création d’un organisme chargé de gérer le détroit d’Ormuz
Parmi les cibles des sanctions du département américain du Trésor se trouvent l’ambassadeur désigné de l’Iran au Liban, Mohammad Reza Raouf Sheibani, des responsables des services de renseignement libanais, des alliés politiques du Hezbollah et quatre responsables du groupe.
L’un d’entre eux est un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, qui a également dirigé la radio (Al-Nour) et la télévision (Al-Manar) du mouvement.
Le gouvernement libanais a refusé mi-mars les lettres de créance de l’ambassadeur iranien et ordonné son départ du pays, mais M. Sheibani a refusé de quitter Beyrouth.
La décision du gouvernement avait été vivement critiquée par le Hezbollah.
« Le Hezbollah est une organisation terroriste qui doit être totalement désarmée. Le département du Trésor continuera de s’en prendre aux responsables ayant infiltré le gouvernement libanais et permettant au Hezbollah de mener sa campagne de violence sans but contre le peuple libanais et d’entraver la paix », a déclaré le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, cité dans le communiqué.
Les sanctions impliquent le gel de l’ensemble des avoirs détenus directement et indirectement par les personnes ciblées ainsi que l’interdiction pour les citoyens et entreprises américains de mener des échanges avec elles.
Cette interdiction s’applique également aux entreprises étrangères si elles disposent d’une filière aux États-Unis ou réalisent une partie de leurs échanges en dollars.
Le Liban a été plongé début mars dans la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des troupes israéliennes sont ensuite entrées dans le sud du Liban.
Si une trêve est actuellement en cours, Israël et le Hezbollah poursuivent leurs affrontements.
L’armée israélienne a mené des frappes au-delà de la « ligne jaune » qui délimite une zone d’une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l’intérieur de laquelle les soldats israéliens poursuivent leurs opérations, disant protéger la population du nord d’Israël des tirs du mouvement pro-iranien.