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Hausse des Bourses mondiales, l'or et l'argent profitent de l'incertitude géopolitique

AFP

2026-01-05T14:37:22Z
2026-01-06T02:52:26Z

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Les marchés boursiers mondiaux ont terminé dans le vert lundi après l'intervention militaire américaine au Venezuela, qui galvanise le secteur pétrolier américain, la défense et les métaux précieux. 

En Europe, Paris a pris 0,20%, Londres 0,54% et Francfort 1,34%. Milan a gagné 1,04%.

À New York, le Dow Jones a gagné 1,23% et a touché un nouveau sommet en clôture, à 48.977,18 points. L'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,64% et l'indice Nasdaq a pris 0,69%.

«Le secteur énergétique enregistre des performances supérieures à la moyenne, les grandes compagnies pétrolières américaines étant bien placées pour tirer profit du contrôle exercé par Washington sur ce pays riche en pétrole brut», note Jose Torres, d'Interactive Brokers.

L'action du groupe Chevron, déjà présent au Venezuela, a grimpé de 5,11% à Wall Street. Exxon Mobil a pris de son côté 2,25% et ConocoPhillips a progressé de 2,62%.

Le spécialiste des services pour l'industrie pétrolière Halliburton a bondi, lui, de 7,85% et le raffineur Marathon Petroleum de 5,96%.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole prouvées du monde, devant l'Arabie saoudite et l'Iran, mais sa production actuelle reste faible, à environ 1 million de barils par jour.

«Du point de vue des marchés mondiaux, il convient de rappeler que les chocs géopolitiques ont historiquement peu d'impact durable», expliquent les économistes de Deutsche Bank.

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Selon eux, «les marchés réagissent avant tout aux variables macroéconomiques — croissance et inflation — plutôt qu'aux événements géopolitiques en tant que tels».

Les investisseurs préfèrent ainsi se focaliser sur les «perspectives de croissance économique, dynamique de l'inflation et évolution des bénéfices des entreprises», abonde Raphael Thuin, responsable des stratégies de marchés de capitaux de Tikehau Capital.

Ils estiment que ces événements «n'ont pas de conséquences à court terme pour le moment d'un point de vue économique», relève David Kruk, responsable du trading de La Financière de l'Échiquier, interrogé par l'AFP.

«Nous entrons dans la première semaine complète d'échanges depuis longtemps» après Noël et le Nouvel An, remarque aussi auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Selon l'expert, les gains actuels des marchés ne sont ainsi pas essentiellement liés au Venezuela, mais plutôt à «un regard neuf» de la part des investisseurs en ce début d'année.

Le secteur de la défense en hausse

Les valeurs de la défense ont profité de la situation géopolitique instable: Hensoldt a bondi de 7,72%, Renk de 8,03% et Rheinmetall de 9,05% à Francfort. Saab a pris 6,63% à Stockholm.

À Milan, Leonardo a gagné 6,25%. À Londres, BAE Systems a pris 5,27%. Enfin, à Paris, Thales a gagné 4,72% et Dassault Aviation 4,14%.

«Cette démonstration de force renforcera dans de nombreux pays la perception de la nécessité d'accroître les dépenses de sécurité nationale», ont souligné les responsables des investissements du Franklin Templeton Institute.

À la Bourse de New York, Lockheed Martin a gagné 2,91%, Northrop Grumman a avancé de 4,37% et General Dynamics, de 3,59%.

L'or et l'argent grimpent

La montée des tensions géopolitiques fait aussi grimper l'or et l'argent «dans un mouvement classique de recherche de protection face à l'incertitude», rappelle John Plassard.

L'or progressait vers 16h35 de 2,66% à 4.447,68 dollars l'once (31,1 g) et l'argent de 5,06% à 76,50 dollars l'once.

Côté change, le dollar était stable: le billet vert ne perdait que 0,03% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1723 dollar pour un euro.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts américains à dix ans était de 4,15%, contre 4,19% à la clôture vendredi.

Le pétrole avance

Dans le rouge à l'ouverture, les cours du pétrole ont finalement terminé en hausse.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a gagné 1,66% à 61,76 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, a pris 1,74% à 58,32 dollars.

Pour produire significativement plus, «les besoins en investissements sont énormes», explique Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.

En plus de ses infrastructures vieillissantes, le pays possède du «pétrole brut lourd et acide que toutes les raffineries ne peuvent pas traiter», poursuit-il.

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