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Wall Street en baisse, la géopolitique prend le pas sur les résultats

AFP

2026-04-23T13:50:49Z
2026-04-23T21:57:06Z

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La Bourse de New York a terminé dans le rouge jeudi, plombée par la nervosité des investisseurs face aux incertitudes grandissantes au Moyen-Orient, tout en gardant un oeil sur les résultats d’entreprises. 

Au lendemain d’un double record pour l’indice Nasdaq et l’indice élargi S&P 500, ceux-ci ont respectivement reculé de 0,89 % et 0,41 %. Le Dow Jones a lui cédé 0,36 %.

Pour Art Hogan, de B. Riley Wealth Management, il y a ces derniers jours « un bras de fer entre les fondamentaux - les résultats qui se sont révélés meilleurs que prévu jusqu’à présent - et le fait que les nouvelles en provenance du détroit d’Ormuz ne se sont pas améliorées ».

« Aujourd’hui, on a donc l’impression que l’attention portée aux résultats a été éclipsée par la hausse des prix de l’énergie », explique-t-il à l’AFP.

Les cours du pétrole ont continué de progresser --le Brent au-delà des 100 dollars le baril-- en raison de « la déception suscitée par l’échec de la réouverture du détroit d’Ormuz, conjuguée à l’attente tendue des prochaines négociations » entre Washington et Téhéran, estime Carsten Fritsch, de Commmerzbank.

Le président américain Donald Trump a assuré jeudi qu’il avait « tout le temps du monde » dans la guerre au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu en vigueur depuis deux semaines entre Téhéran et Washington ne semble tenir qu’à un fil.

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Des médias iraniens ont rapporté des explosions à Téhéran et le ministre israélien de la Défense a dit être prêt à reprendre la guerre, bien qu’une source sécuritaire du pays a déclaré à l’AFP que l’armée n’était pas en train d’attaquer l’Iran.

« Les taux d’emprunt obligataires et le pétrole restent à des niveaux inconfortablement élevés », relève Adam Turnquist, de LPL Financial.

Le rendement à dix ans des emprunts de l’État américain, l’échéance de référence, se tendait à 4,32 % contre 4,30 % à la clôture la veille.

Pour les analystes de Briefing.com, il faut toutefois relativiser le recul des indices boursiers.

« Le Nasdaq affichait une hausse de 14,2 % sur le mois avant la séance d’aujourd’hui ; il n’est donc pas exagéré de dire qu’il était vulnérable à une certaine prise de bénéfices », notent-ils par exemple.

Autre point scruté par les investisseurs donc, les performances trimestrielles des entreprises ont apporté leur lot de mouvement.

Le spécialiste des composants électroniques Texas Instruments a bondi de près de 20 %, à 282,23 dollars.

Forte de résultats supérieurs aux attentes lors des trois premiers mois de l’année, l’entreprise s’attend à ce que son bénéfice net par action ressorte ce trimestre dans une fourchette comprise entre 1,77 et 2,05 dollars, contre 1,57 dollar escompté par les analystes.

Les analystes de Briefing.com y voient une « vigueur généralisée » et « une dynamique nouvelle » pour Texas Instrument.

L’éditeur de logiciels ServiceNow (-17,59 % à 84,94 dollars) a perdu pied malgré un bond de 22 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre (sur un an). Son bénéfice net a peu augmenté sur la période et l’entreprise a indiqué avoir fait face à « des vents contraires » en provenance du Moyen-Orient, où la guerre a retardé la conclusion de certains contrats.

Dans son sillage, Adobe a cédé 6,63 % et Oracle 5,98 %.

Malgré des résultats meilleurs qu’attendu, le spécialiste des véhicules électriques Tesla a été sanctionné pour ses perspectives de dépenses toujours plus importantes, estimées à 25 milliards de dollars cette année.

Son action a reculé de 3,56 % à 373,72 dollars.

Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties un peu au-dessus des attentes, mais « il faut reconnaître que les demandes restent très faibles par rapport aux normes passées », selon Samuel Thombs, de Pantheon Macroeconomics.

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